DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2016-06-08 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Basaglia-Pappas Sandrine, Borg Céline, Laurent Bernard, Lefebvre Laurent , "Apport des fluences non verbales dans les APP" in 13ème RFMASA Réunion francophone sur la maladie d'Alzheimer et les syndromes apparentés. 8 au 10 juin 2016, Lyon, France, 2016

  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Neurosciences cognitives (DI4296), Sciences cognitives (DI4290), Psychologie cognitive (DI4211)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie cognitive et Neuropsychologie (P325)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage), Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
  • Centres UMONS : Mind & Health (CREMH)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Anglais) POSTERS P‐09 Apport des fluences non verbales dans les APP Basaglia‐Pappas, S.1,3, Borg, C.1,2, Laurent, B. 1, Lefebvre, L.3 1CHU Nord Saint‐Etienne, Neurologie CMRR neuropsychologie, 42270 Saint Priest‐en‐Jarez, 2Université Lyon 2, Laboratoire EMC (EA 3082), 69676 Bron, 3Université de Mons, Service de psychologie cognitive et neuropsychologie, 7000 Mons, Belgique (sandrine.basaglia_pappas@chu‐st‐etienne.fr) Mots Clés (max. 5) : langage, fluences, fonctions exécutives, aphasie progressive primaire, maladie d’Alzheimer Objectifs. L’objectif principal de notre étude vise à mieux comprendre l’interrelation entre langage et fonctions exécutives dans les pathologies neurodégénératives, et notamment dans les aphasies progressives primaires (APP) et la maladie d’Alzheimer (MA), à partir des fluences verbales et non verbales, qui font appel aux fonctions exécutives (initiation, inhibition et de mémoire de travail). Méthode. 70 patients ont été évalués, soit 25 MA au stade léger, 12 APP non fluents agrammatiques (APNFA), 13 APP sémantiques (AS) et 20 APP logopéniques (AL). Ils ont réalisé les épreuves de fluences verbales issues de la batterie GREMOTS (fluences d’actions, catégorielles et alphabétiques). 19 de ces patients (5 MA, 3 APNFA, 4 AS et 7 AL) ont également réalisé des fluences non verbales, graphiques (Ruff figurational fluency test). Des analyses inter‐groupes ont été réalisées à partir d’un test non paramétrique, le Kruskal Wallis, ainsi que des études de corrélation, à l’aide du test de Spearman. Résultats. Les analyses statistiques sur les fluences verbales ne montrent pas de différence significative, indiquant que les groupes réalisent des productions relativement similaires sur le plan quantitatif. Des différences émergent toutefois sur le plan qualitatif, en accord avec les données de la littérature. Les fluences d’actions sont préservées chez les patients MA ; les patients AS présentent comme classiquement un déficit massif des fluences catégorielles ; les patients APNFA montrent des fluences alphabétiques plus altérées que les fluences catégorielles ; enfin les patients AL présentent un déficit relativement homogène pour les trois types de fluences. Concernant les fluences graphiques, seuls les patients APNFA présentent des productions très déficitaires. Ces dernières sont préservées pour les groupes AS et AL et modérément altérées pour les MA. Le test de Spearman révèle des corrélations positives entre les fluences verbales et graphiques : pour les patients MA, les fluences catégorielles sont corrélées aux fluences graphiques ; pour les patients AL, les fluences catégorielles et alphabétiques sont corrélées aux fluences graphiques. Conclusion. Cette étude analytique des fluences montre une dissociation, avec une altération des fluences verbales mais une relative préservation des fluences graphiques, sauf pour les patients APNFA qui présentent un déficit d’initiation majeur dans les deux modalités. Les fluences visuelles complètent donc utilement les verbales et apportent une information pertinente pour l’analyse de l’autonomie des APP si l’on considère qu’elles reflètent un fonctionnement exécutif préservé de l’hémisphère mineur. Elles pourraient compléter les bilans neuropsychologiques. Par ailleurs, les corrélations positives nous permettent d’envisager l’hypothèse selon laquelle les patients AL se rapprochent cliniquement des patients MA. Enfin, peu d’études existent sur les fluences d’actions et aucune dans les APP. Nous souhaitons poursuivre l’expérimentation en évaluant davantage de patients afin de constituer un groupe de référence pour cette pathologie.