DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2018-11-29 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Fagniart Sophie , Charlier Brigitte, Delvaux Véronique , Huberlant Anne, Huet Kathy , Piccaluga Myriam , Harmegnies Bernard , "Le langage chez l’enfant porteur d’implant(s) cochléaire(s)" in Groupe de contact FNRS Psycholinguistique & Neurolinguistique, Mons, Belgique, 2018

  • Codes CREF : Phonétique (DI5312), Acoustique (DI1264), Oto-rhino-laryngologie (DI3342), Psycholinguistique (DI421B)
  • Unités de recherche UMONS : Métrologie et Sciences du langage (P362)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)

Abstract(s) :

(Français) Dans cette conférence, seront dans un premier temps présentés les résultats d’une étude exploratoire basée sur l’analyse perceptive d’échantillons de langage spontané de jeunes enfants porteurs d’implant(s) cochléaire(s). Les caractéristiques langagières relevées dans l’étude seront mises en lien avec les difficultés langagières pointées chez ces enfants au sein de la littérature et des hypothèses explicatives seront discutées. Notamment, la production segmentale de ces enfants semble présenter des profils d’hypo- ou d’hyper-nasalité, suggérant que le trait phonétique distinctif portant sur la nasalité pourrait être mal ou non perçu par les enfants implantés. Une prosodie irrégulière et semblant s’organiser autour des syntagmes lexicaux et nominaux est également notée. Nous émettons l’hypothèse que ce fonctionnement suprasegmental particulier, davantage axé sur une mise en saillance des éléments lexicaux, et les possibles difficultés de perception de traits phonétiques telle que la nasalité, pourraient donner lieu à un développement morphosyntaxique atypique. En effet, les morphèmes grammaticaux de la langue française sont peu saillants et peu accentués au niveau prosodique tandis que le trait de nasalité permet de coder certaines distinctions de morphèmes grammaticaux. Dans un second temps, sera décrit dans la conférence un projet de recherche, mené en collaboration avec le centre « Comprendre et parler », visant à tester les hypothèses soulevées ci-dessus au sein d’une étude perceptive et acoustique longitudinale auprès d’un groupe d’enfants atteints d’une surdité congénitale et porteurs d’implant(s) cochléaire(s) et d’un groupe contrôle de normo-entendants, âgés de 3 à 5 ans.

(Français) Dans cette conférence, seront dans un premier temps présentés les résultats d’une étude exploratoire basée sur l’analyse perceptive d’échantillons de langage spontané de jeunes enfants porteurs d’implant(s) cochléaire(s). Les caractéristiques langagières relevées dans l’étude seront mises en lien avec les difficultés langagières pointées chez ces enfants au sein de la littérature et des hypothèses explicatives seront discutées. Notamment, la production segmentale de ces enfants semble présenter des profils d’hypo- ou d’hyper-nasalité, suggérant que le trait phonétique distinctif portant sur la nasalité pourrait être mal ou non perçu par les enfants implantés. Une prosodie irrégulière et semblant s’organiser autour des syntagmes lexicaux et nominaux est également notée. Nous émettons l’hypothèse que ce fonctionnement suprasegmental particulier, davantage axé sur une mise en saillance des éléments lexicaux, et les possibles difficultés de perception de traits phonétiques telle que la nasalité, pourraient donner lieu à un développement morphosyntaxique atypique. En effet, les morphèmes grammaticaux de la langue française sont peu saillants et peu accentués au niveau prosodique tandis que le trait de nasalité permet de coder certaines distinctions de morphèmes grammaticaux. Dans un second temps, sera décrit dans la conférence un projet de recherche, mené en collaboration avec le centre « Comprendre et parler », visant à tester les hypothèses soulevées ci-dessus au sein d’une étude perceptive et acoustique longitudinale auprès d’un groupe d’enfants atteints d’une surdité congénitale et porteurs d’implant(s) cochléaire(s) et d’un groupe contrôle de normo-entendants, âgés de 3 à 5 ans.