DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2018-11-08 - Colloque/Présentation - poster - Français - page(s)

Vermeersch Marceline , "La triple dimension de l'utopie dans la (ré)émergence de mobilisations territoriales collectives" in Séminaire inaugural de l'école doctorale thématique Architecture, Urbanisme, Ingénierie Architecturale et Urbaine, EDT62, Bruxelles, Belgique, 2018

  • Codes CREF : Géographie humaine et aménagement du territoire (DI1470), Sociologie urbaine (DI4134), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et du Management des Risques (Risques), Institut de Recherche en Energétique (Energie)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Il semblerait que des projets urbains de grande envergure tels que des écoquartiers, des villes intelligentes (smart cities) ou encore l’influence des Technologies de l’Information et des Communications (TIC) sur les modes de vie, soient encore aujourd’hui exposés comme vecteurs d’un idéal à atteindre (Cunha 2011; Wachter 2011). En effet, ces derniers sont souvent présentés comme porteurs de valeurs fortes telles que la mixité sociale, la mise en valeur des espaces publics, la participation des habitants ou encore la consommation raisonnée des ressources (Eveno 2018). Parallèlement, et depuis quelques années, certaines mobilisations collectives telles que les Zones À Défendre ou encore des quartiers ou jardins libres apparaissent comme des sujets controversés. En effet, du point de vue des médias, la plupart de ces mobilisations, souvent de nature militante, agiraient en opposition à des décisions institutionnelles mais plus encore, elles constitueraient une menace pour l’ordre public (Compagnon 2017; Gontier 2017; Schaub and Albertini 2017). Le constat semble double : d’une part, certains projets urbains paraissent soutenir un discours porté sur des promesses ambitieuses de changements sociétaux et d’autre part, d’après certains médias, la société semble menacée par une série de mobilisations militantes, voire combattantes. Dès lors, dans ce cadre d’émergence de tels discours, quelles sont les organisations sous-jacentes qui tendent à se mettre en place concrètement ? Quels sont les enjeux concrets qui motivent ces projets et mobilisations à se développer ? Au travers du prisme de l’utopie, cette recherche vise précisément, d’une part, à interroger les discours sous-jacents des grands projets urbains évoqués ci-dessus et d’autre part, à analyser l’organisation spatiale, sociale et politique de nombreuses mobilisations et expériences contestant, pour la plupart, l’ordre social et politique dans lequel elles émergent. Pour ce faire, dans un premier temps, nous saisirons la notion d’utopie, notamment en urbanisme, pour, dans un second temps, tenter de comprendre quels sont les principaux tenants et aboutissants de ces différents discours identifiés. Dans un troisième temps, au regard de l’utopie que l’on peut définir comme étant un moyen/une organisation politique et social/e parvenant collectivement ou non à faire advenir un nouvel ordre en vue de supprimer l’ancien car imparfait et défectueux, nous constaterons qu’il nous semble pertinent de se pencher davantage sur le cas des mobilisations collectives que nous étudierons plus précisément. A la suite d’une sélection de différents cas d’étude, nous visons donc à confronter et alimenter ces premières analyses avec des retours d’enquêtes sur terrain dans le but de saisir en quoi ces expériences collectives tentent-elles ou non de faire reconnaître leurs occupations spatiales au quotidien dans leurs actions, qu’elles soient purement revendicatrices ou non ? De plus, en quoi ces mobilisations contribuent-elles à une dynamique territoriale valorisante tant d’un point de vue social, politique et environnemental ? Comment ces expériences permettraient-elles de ré-inventer, malgré tout, le monde dans lequel on vit ? Autrement dit, pouvons-nous tirer des enseignements pour, d’une part, concevoir l’espace différemment et d’autre part, réévaluer les modes de vie actuels ?