DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2019-04-11 - Colloque/Présentation - communication orale - Anglais - 12 page(s)

Staquet Anne , "Cyrano’s Utopia : When you become what you eat" in More Meals to Come, Porto, Portugal, 2019

  • Codes CREF : Anthropologie philosophique (DI5414), Histoire de la philosophie et de la morale (DI5144)
  • Unités de recherche UMONS : Philosophie et Histoire des Sciences (S808)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)

Abstract(s) :

(Anglais) The theme of food might seem futile in view of the questions generally addressed by philosophy. However, in Cyrano de Bergerac's utopian novels, Les États et Empires de la Lune and Les États et Empires du Soleil, the theme of food is strongly linked to the author's philosophy. This is certainly related to Cyrano's materialistic position. To the extent that thought is nothing more than a function of the body, one becomes somehow what one eats. In the same way, death is no longer to be considered as the liberation of a soul, but as a physical transformation process of beings: the putrefaction of a being nourishes plants and worms which will feed birds, which themselves will feed certain mammals. Not only does the distinction between man and animal disappear, but the plants themselves acquire the status of sensitive and reasoned beings.

(Français) La thématique de l’alimentation pourrait paraître futile eu égard aux questions généralement abordées par la philosophie. Or, dans les romans utopiques de Cyrano de Bergerac, Les États et Empires de la Lune et Les États et Empires du Soleil, la thématique de l’alimentation est fortement en lien avec la philosophie même de l’auteur. C’est certainement lié au positionnement matérialiste de Cyrano. Dans la mesure où la pensée n’est rien d’autre qu’une fonction du corps, on devient en quelque sorte ce que l’on mange. De la même manière, la mort n’est plus à considérer comme la libération d’une âme, mais comme un processus physique de transformation des êtres les uns dans les autres : la putréfaction d’un être nourrissant des végétaux et des vers, ceux-ci des oiseaux, qui eux-même nourriront certains mammifères. Non seulement la distinction entre l’homme et l’animal disparaît, mais les végétaux eux-mêmes acquièrent un statut d’être sensibles et raisonnant.