DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2016-06-23 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Wauthia Erika , Rendon De La Cruz Aurélia , Trappeniers Julie , Lefebvre Laurent , Rossignol Mandy , "Le traitement attentionnel des stimuli neutres et émotionnels chez les enfants souffrant de TDAH et de troubles anxieux : Données préliminaires issues de la tâche EPANE." in 4ème colloque international de langue française sur le TDA/H., Bruxelles, Belgique, 2016

  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Neurosciences cognitives (DI4296), Sciences cognitives (DI4290), Psychologie cognitive (DI4211)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie cognitive et Neuropsychologie (P325)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage), Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
  • Centres UMONS : Mind & Health (CREMH)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Introduction : Le trouble déficitaire de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) et les troubles anxieux (TA) comptent parmi les diagnostics les plus courants chez les enfants et les adolescents. Ces deux troubles sont caractérisés par des plaintes similaires concernant les capacités attentionnelles, notamment au niveau de l’orientation de l’attention vers l’information à traiter, de l’inhibition de l’information non pertinente, et du déplacement du focus attentionnel. La littérature suggère toutefois que ces difficultés refléteraient des déficits structurels dans un trouble et fonctionnels dans l’autre. Notamment, les difficultés des enfants anxieux s’exprimeraient essentiellement pour du matériel émotionnel alors que le TDAH affecterait le traitement de tout type d’information. La vérification de ces hypothèses permettrait d’affiner les modèles cognitifs de ces troubles et de proposer des interventions cliniques appropriées. Objectif : Cette étude vise à étudier les mécanismes d’inhibition, de flexibilité et d’orientation attentionnelle chez les enfants rapportant un TDAH ou un TA afin de comparer leurs performances attentionnelles lors du traitement de stimuli neutres et émotionnels. Méthode : Nous avons comparé les performances de 60 enfants âgés de 6 à 12 ans : 15 enfants avec un TDAH diagnostiqué, 15 enfants souffrant d’un TA clinique, et 30 enfants contrôles appariés au niveau de l’âge et du sexe. Ces participants se sont vu administrer l’EPANE, une batterie informatisée proposant successivement une tâche de Flanker, une tâche de sondage attentionnel et une tâche de Simon. Chacune de ces tâches utilise des stimuli non-émotionnels (poissons) et des stimuli émotionnels (visages schématiques exprimant la joie ou la colère). Pour chaque tâche, nous avons mesuré les temps de réaction moyens (TRs) ainsi que les réponses correctes (RCs) dans deux conditions (congruente et incongruente) ainsi que pour les différents types de stimuli (neutre-poisson, expression de joie ou de colère). Résultats : Les analyses ne montrent pas de différence significative entre les groupes d’enfants pour la tâche de Flanker. Par ailleurs, pour les tâches d’indiçage attentionnel et de Simon, les enfants anxieux présentent des TRs plus longs que les enfants TDAH et contrôles pour traiter des stimuli émotionnels dans les conditions congruentes et incongruentes. De plus, ils montrent des taux de RCs plus faibles pour les stimuli neutres dans la condition congruente. Les enfants TDAH montrent, quant à eux, des TRs plus longs que les enfants anxieux et contrôles à la tâche Simon quand ils doivent répondre aux stimuli émotionnels dans la condition congruente. Ils obtiennent également des taux de RCs plus faibles pour les stimuli exprimant la joie et ce, dans les deux conditions. Discussion : Nos résultats confirment l’hypothèse de déficits attentionnels distincts dans le TDAH et dans le TA. En effet, alors que les enfants TDAH et anxieux ne se distinguent pas quant à leurs capacités d’inhibition, les enfants anxieux orientent plus rapidement leur attention vers les stimuli émotionnels. Les deux groupes d’enfants éprouvent en outre des difficultés de flexibilité attentionnelle face à ces stimuli bien que ces difficultés semblent être majorées dans le TDAH. Ces résultats seront discutés dans le cadre des modèles cognitifs actuels du TDAH et des TA pédiatriques, et nous envisagerons l’utilité clinique de la batterie EPANE pour la réalisation de diagnostic différentiel en neuropsychologie.