DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2013-05-14 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 5 page(s)

Delizee Anne , "La théorie du Skopos en interprétation et son application potentielle en interprétation en milieu social" in Pauses Recherches du Service de Traduction Spécialisée et Terminologie, Mons, Belgique, 2013

  • Codes CREF : Traduction (DI5326)
  • Unités de recherche UMONS : Traduction spécialisée et Terminologie (T204)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Considérant la traduction comme un type d’action sociale, Vermeer estime qu’une traduction est exécutée en fonction des besoins du public-cible, déterminés par une situation particulière et le but poursuivi (Vermeer 1989 in Nord 1997). Le but traductif (Skopos) fait l’objet de négociations entre le client et le traducteur, ce qui implique une responsabilité et une visibilité accrue de ce dernier (Hönig 1998 : 14). Selon Vermeer, l’acte traductif est avant tout un acte de communication et un transfert interculturel : le texte-cibledoit fonctionner dans la situation-cible, conditionnée par son contexte socioculturel, qui peut être différent de celui dans lequel le texte-source a été produit (Snell-Horby 1988 : 44). La théorie du Skopos se veut une théorie générale, applicable à la traduction au sens large et donc, à l’interprétation (Pöchhacker, 1992 : 213). Dans le cadre de l’interprétation simultanée, Pöchhacker (1995) suggère que le Skopos qui sous-tend les stratégies de l’interprète ne correspond pas à la fonction assignée aux textes-cibles originaux pris dans leur individualité, mais bien à « l’hypertexte de la conférence » (p.35), unité holistique qui englobe la mission (assignment) affectée à la conférence dans son ensemble. C’est donc le Skopos de cet hypertexte qui régit la production de textes-cibles en simultanée (loc.cit.). Si l’on tente d’appliquer cette hypothèse à l’interprétation sociale, plusieurs questions surgissent d’emblée : quel pourrait être dans ce cas l’hypertexte ? Qui le définit : l’institution pour laquelle s’opère l’interaction interprétée, l’utilisateur, le bénéficiaire ? Dans quelle mesure le Skopos peut-il expliquer la gestion du différentiel interculturel existant entre les deux intervenants primaires ? Qu’est-ce que cela implique en termes de responsabilité et de visibilité pour l’interprète ?