DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

Recherche transversale
Rechercher
(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2021-02-27 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Kerenneur Anaïs , Cauchie Dimitri , Bruyninckx Marielle , "Les enjeux de l’éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle pour l’enseignement supérieur en Fédération Wallonie-Bruxelles" in Festival des Jeunes Chercheurs dans la Cité , Bruxelles, Belgique , 2021

  • Codes CREF : Politique de l'éducation (DI4415), Santé éducation et bien-être (DI4352)
  • Unités de recherche UMONS : Développement humain et traitement des données (P382)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)

Abstract(s) :

(Français) Depuis 2012, les écoles de l’enseignement fondamental et secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) sont tenues par décret d’organiser une éducation à la vie relationnelle, affective et sexuelle (EVRAS) auprès de leurs élèves. Ce processus éducatif permet dès lors de promouvoir une bonne santé sexuelle, laquelle est entendue au sens large comme incluant des dimensions sanitaires mais également psychologiques. En conséquence, il s’agit notamment de lutter contre des formes de discrimination et violence telles que le sexisme ou les violences sexuelles, lesquelles renvoient directement aux questions de genre puisqu’il a été constaté par exemple qu’elles touchent davantage les femmes que les hommes. Si l’EVRAS semble donc favoriser les droits sexuels et reproductifs, celle-ci connait toutefois des difficultés à être généralisée dans l’enseignement fondamental et secondaire (manque de ressources humaines, matérielles ou financières ; barrières idéologiques ou culturelles ; etc.) et n’est pas obligatoire au sein de l’enseignement supérieur. Sur base de ces constats, nos recherches se penchent sur les enjeux de l’EVRAS pour l’enseignement supérieur. Dans cette optique, une revue de la littérature a été mise en perspective avec les résultats d’une première enquête exploratoire par questionnaire menée auprès de 138 étudiant·e·s d’une université de la FWB. Les constats en découlant incitent à la réflexion concernant la nécessité de promouvoir une EVRAS auprès des étudiant·e·s de l’enseignement supérieur, notamment pour lutter contre le sexisme ou encore les violences sexuelles. En effet, alors qu’aucun homme de notre échantillon n’a indiqué avoir été victime de l’une des 8 formes de violence et/ou discrimination proposées dans le questionnaire et en lien avec les thématiques abordées via l’EVRAS, cela n’est pas le cas pour un quart des femmes de notre échantillon ainsi que la seule personne ne s’identifiant ni comme « homme » ni comme « femme », ces deux catégories mentionnant principalement avoir subi dans le cadre universitaire du sexisme, des violences sexuelles ou encore des discriminations reliées à leur identité de genre.