DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2021-10-20 - Colloque/Abstract - Français - 1 page(s)

Tshibangu Katshidikaya , Descamps Fanny , Mabeka Ndongala , "Bassin houiller belge - historique et gestion de la ressource après-mine" in Congrès de la Société de l'Industrie Minérale, 294, Lille, France, 2021

  • Codes CREF : Sciences de l'ingénieur (DI2000), Travaux miniers souterrains (DI2323), Exploitation des mines et carrières (DI2320)
  • Unités de recherche UMONS : Génie Minier (F408)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Science et Ingénierie des Matériaux (Matériaux), Institut des Sciences et du Management des Risques (Risques)
  • Centres UMONS : Ingénierie des matériaux (CRIM)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) L’industrie minière belge a été, grâce au charbon et au fer, très florissante sur la période de la moitié 19ème siècle – début 20ème siècle. Son impact économique d’alors a fait du pays une des grandes puissances au niveau mondial. Dans cet exposé, nous allons nous limiter au charbon qui en a été le produit emblématique. Les terrains houillers belges se subdivisent en deux grands ensembles : (1) les bassins du sud de la Belgique comportant une série des bassins dénommés Borinage (on parle aussi de Couchant de Mons), Centre, Charleroi, Basse-Sambre et Liège ; et (2) le bassin de Campine situé au nord du pays. En particulier, les bassins du Sud sont fortement affectés par le plissement hercynien et sont d’allure tourmentée et coupés par de nombreuses failles. Le Bassin Houiller du Hainaut s’étend d’Est en Ouest sur environ 90 km en Belgique et se poursuit au Nord de la France (190 km en tout). En terme de largeur, il atteint jusqu’à 15 km un peu à l’Ouest de Charleroi et pratiquement 12 km au Couchant de Mons. Ce bassin hennuyer est caractérisé par un charriage lié à une poussée du Sud (Faille du Midi) qui a entrainé un enfouissement et, par conséquent, des concentrations en grisou plus importantes vers le Sud. La production charbonnière belge remonte au 12ème siècle, notamment dans la région de Mons. Les statistiques disponibles donnent des chiffres globaux du pays jusque vers la fin du 19ème siècle où l’on atteint une production annuelle autour de 23 millions de tonnes. Ensuite, la production sera détaillée par région (Hainaut, Liège et Campine). L’apogée sera atteinte autour des années 1960 avec une production globale de l’ordre de près de 30 millions de tonnes par an. On estime ainsi qu’entre 1831 et 1977, 2.13 milliards de tonnes de charbon ont été extraites en Belgique. Une des conséquences majeures de cette production est le nombre élevé de puits miniers dus aux exploitations historiques (15 000 puits et issues recensés en Wallonie), d’où la gestion d’une information géologique et minière abondante. Grâce aux données accumulées pendant cet important passé minier, de nouvelles perspectives se dégagent. Ainsi, nous sommes occupés actuellement à développer une méthodologie d’évaluation des ressources résiduelles dans le but de promouvoir des applications comme la récupération de méthane et le stockage du dioxyde de carbone. Cela demande un travail de récupération des sections minières verticales et des plans miniers afin de reconstruire le plus fidèlement possible la géométrie des gisements et des ouvrages miniers.