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2021-05-29 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Henry Kevin , "La traduction signe-t-elle la mort de l’original ?" in Carrefours culturels : littérature – traduction – didactique en littérature, Université des Langues étrangères de Pékin, Chine, 2021

  • Codes CREF : Linguistique appliquée (DI5320), Langues et littératures d'Asie du sud et du sud-est, chinois (DI536Q), Langue et littérature françaises (DI5365), Linguistique comparée (DI5327), Traduction (DI5326), Linguistique appliquée (DI5323)
  • Unités de recherche UMONS : Communication écrite (T203)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
  • Centres UMONS : Ciéphumons (CIEPH)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Récipiendaire du prix Nobel de Littérature en 1911, Maurice Maeterlinck fut le premier auteur symboliste ainsi que le premier écrivain belge dont les œuvres furent traduites en chinois, notamment par des auteurs aussi illustres que Mao Dun ou Tian Han. Dans la présente communication, nous nous pencherons plus précisément sur La Mort de Tintagiles (1894), première pièce de cet auteur à avoir été portée à la connaissance du public chinois, dès 1919. Après un aperçu du contexte historique qui favorisa l’entrée de Maeterlinck dans l’horizon culturel des Chinois, à l’époque républicaine (1911-1949), nous entreprendrons d’analyser et de comparer de manière critique, en appliquant le modèle de Lance Hewson , les différentes versions chinoises de "La Mort de Tintagiles", en nous concentrant sur le traitement des caractéristiques stylistiques majeures du dramaturge belge, que nous aurons préalablement vérifiées à travers une étude de corpus. En particulier, nous nous focaliserons sur les éventuelles modifications que les traductions auraient apportées au potentiel dialogique de la pièce (dans le sens bakhtinien du terme), mais aussi aux altérations du spectre interprétatif qui auraient été engendrées par les choix lexicaux des traducteurs. Ce faisant, nous tenterons de déterminer quelle fut la réception de Maeterlinck dans l’Empire du Milieu au travers de cette pièce majeure, tout en pointant les limites du modèle critique appliqué sur ce corpus restreint. Nous terminerons plus largement en esquissant les contours d’un nouveau paradigme pour la critique de traductions littéraires, en particulier pour le genre théâtral. Cette recherche s’inscrit dans un plus vaste projet (financé par le Fonds national de recherche scientifique de la Communauté française de Belgique) consacré à la traduction en langue chinoise des œuvres des écrivains symbolistes belges francophones.


Mots-clés :
  • (Français) traduction littéraire
  • (Français) Maurice Maeterlinck
  • (Français) échanges culturels francophonie–Chine
  • (Français) critique de la traduction