DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2020-12-17 - Colloque/Présentation - poster - Français - page(s)

Fragomeli Veronica , "Pratiques de l’habiter dans le bassin minier du Hainaut et ses représentations sur les technologies numériques" in Séminaire inaugural de l'école doctorale thématique Architecture, Urbanisme, Ingénierie Architecturale et Urbaine, EDT62, en ligne, Belgique, 2020

  • Codes CREF : Aménagement urbain (DI2652), Information et communication (DI4700)
  • Unités de recherche UMONS : Projets, Ville et Territoire (A520)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Nous nous intéressons au territoire transfrontalier du bassin minier du Hainaut. Les indicateurs socio-économiques mettent en avant que des portions de ces territoires sont vulnérables : faibles revenus, chômage, faibles niveaux d’études, ... En outre, la plupart du bâti de ce territoire pose des problèmes tant environnementaux qu’à ses habitants eux-mêmes en termes de confort. Certains habitants parlent de passoires pour leur logement. Même si depuis la reconnaissance au patrimoine mondial de l’Unesco de certains sites miniers en 2012, une accélération dans la rénovation des cités minières s’est mise en place. Il reste toutefois encore beaucoup de choses à faire dans le bâti ancien et pas forcément sur le bâti minier d’ailleurs. Dans ce contexte-là, notre première question était de savoir si un logement intelligent pouvait être une réponse à un bâti ancien à rénover, bâti pour lequel il y a plus de contraintes pour obtenir de bonnes valeurs de consommation énergétique. Nous avons participé au projet RHS puisqu’il s’intéresse au territoire du bassin minier mais aussi aux technologies numériques. Nous l’avons suivi dès son début en mars 2018 jusqu’en mars 2020. Le projet RHS, démarré en 2018, se focalise sur la région de Mons et de Valenciennes. Les territoires du projet souffrent d’une mauvaise réputation. Il est prévu d’améliorer le pouvoir d’agir des habitants au travers d’ateliers de co-création d’outils. Ces outils peuvent être aussi bien en format papier qu’en format numérique. Lors de notre immersion au sein des territoires de ce projet, a émergé ce que nous avons appelé un malaise numérique aussi bien de la part des habitants mais aussi de la part du personnel de terrain. Ce « malaise » identifié ne correspond pas tout-à-fait à la définition de la fracture numérique. Nous constatons alors qu’avant de considérer le smart home comme une possible solution pour ces territoires, il y a lieu de se focaliser en premier lieu sur le « malaise » numérique. Pour ce faire, nous avons investigué 3 quartiers du projet RHS avec notre propre problématique de thèse à laquelle s’ajoute dorénavant la composante de la perception du numérique. Notre guide d’entretien s’intéresse alors aux modes de vie des habitants au sein de leur logement et de leur quartier mais aussi à leurs modes de vie « numérique » tout en questionnant leurs représentations par rapport aux technologies en général et celles de la maison intelligente. Pour le traitement des données, nous avons utilisé le logiciel Sonal qui est, outre un logiciel d’aide à la retranscription, un logiciel dans lequel il est possible de thématiser les portions d’entretien et de les taguer avec des mots-clés. Par la suite, les extraits saillants ont été regroupés dans un document Word selon notre grille d’analyse. Parmi les premiers résultats, le malaise numérique pourrait être en lien avec le style de vie. Par ailleurs, nous relevons que les habitants ont souvent des acquis de résilience dans leurs modes de vie quotidiens. Notre objectif consiste alors en l’identification de pistes de solutions (accompagnement) pour tendre vers une résilience numérique.