DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-12-10 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Fagniart Sophie , Charlier Brigitte, Delvaux Véronique , Doutriaux Chloé, Huberlant Anne, Huet Kathy , Piccaluga Myriam , Watterman Isabelle, Harmegnies Bernard , "Perception et production de consonnes occlusives voisées/non voisées et de voyelles orales/nasales par des enfants porteurs d’implant(s) cochléaire(s)." in Quatrième journée du Groupe de Contact en Psycholinguistique et Neurolinguistique (GCPN), Louvain-la-Neuve, Belgique, 2019

  • Codes CREF : Phonétique (DI5312), Acoustique (DI1264), Oto-rhino-laryngologie (DI3342), Psycholinguistique (DI421B)
  • Unités de recherche UMONS : Métrologie et Sciences du langage (P362)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Cette communication présente les résultats de deux études évaluant les capacités phonético-phonologiques perceptives et productives d’enfants porteurs d’implant(s) cochléaire(s), en comparaison à celles d’enfants normo-entendants. La première étude s’est centrée sur la perception et la production de consonnes occlusives voisées et non voisées. Une tâche de perception catégorielle a ainsi montré des profils différents entre nos deux groupes d’enfants, les enfants implantés présentant des performances dans des tâches d’identification et de discrimination qui différaient de celles de leurs pairs entendants, pouvant suggérer une perception moins catégorielle. Au niveau productif, tandis que les deux groupes d’enfants présentaient des performances équivalentes en termes d’adéquation des productions voisées et non voisées, les analyses acoustiques réalisées sur les productions ont montré des valeurs de Voice Onset Time significativement plus courtes chez les enfants implantés. La seconde étude a évalué la perception et la production des voyelles orales et nasales du français. Les tâches perceptives d’identification et de discrimination ont montré de moins bonnes performances des enfants implantés, se manifestant sur toutes les voyelles nasales, mais également sur la voyelle orale /u/. En production, on notait également des différences entre nos deux groupes, notamment en termes de valeurs formantiques et de valeurs de bande passante distinguant les voyelles nasales des orales correspondantes. Ces résultats seront discutés à la lumière de la littérature actuelle sur la manière dont le langage peut se développer dans le cadre de limitations sensorielles, et mis en perspectives pour leurs implications cliniques et épistémologiques.