DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-10-15 - Colloque/Présentation - poster - Français - page(s)

Duprez Marie-Eve , Viseur Julian, Devalckeneer Aude , Martin Thierry , Liénard Amandine, Vanderheyden Vincent, Saintenoy Yves, Hantson Anne-Lise , "Bioremédiation d'un sol industriel pollué (HAP, BTEX) - Essais en laboratoire" in 17ème Congrès de la Société Française de Génie des Procédés (SFGP 2019), Nantes, France, 2019

  • Codes CREF : Biochimie (DI3112), Biotechnologie (DI3800), Environnement et pollution (DI3840)
  • Unités de recherche UMONS : Génie des Procédés chimiques et biochimiques (F505)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et du Management des Risques (Risques)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) L’essor de l’industrie sidérurgique au 20ème siècle a laissé place à de nombreux sites non exploités et ne pouvant être réaffectés à un autre type d’activités en raison des hauts niveaux de pollution qu’ils présentent (HAP (hydrocarbures aromatiques polycycliques), BTEX (benzène-toluène-éthylbenzène-xylènes), métaux lourds, huiles minérales, cyanures, etc.). Les techniques conventionnelles de remédiation incluent l’excavation des terres contaminées, leur transport et leur traitement ex situ dans des centres spécialisés induisant ainsi un risque sanitaire pour les riverains et un bilan carbone négatif. Dès lors, les traitements de dépollution in situ prennent tout leur sens. C’est dans ce contexte que s’inscrit le projet MEMORIS (MEthodologie de traitement et de MOnitoring pour la Réaffectation séquencée des sites Industriels Sévèrement pollués) qui comporte quatre axes de développement : (1) bio-stimulation couplant l’utilisation de micro-organismes, nutriments, surfactants et le chauffage du sol pollué, (2) phytoremédiation en vue de stabiliser et d’extraire les polluants non organiques (i.e. métaux lourds), (3) monitoring hydro-géophysique permettant de mesurer l’extension et l’évolution de la contamination et du champ de températures, (4) monitoring éco-toxicologique permettant de mesurer les risques sanitaires. Les résultats présentés concerneront le volet bioremédiation (axe 1). Différents micro-organismes natifs (isolés sur le site étudié (ancienne cokerie)) et commerciaux (sur base d’une revue bibliographique) ont été sélectionnés. Des tests de dégradation d’un mélange de six HAP (naphtalène, acénaphtène, fluorène, phénanthrène, anthracène et pyrène) ont été réalisés : (1) dégradation fongique (sur une période d’environ 2 mois) ou bactérienne (sur une période de 2,5 semaines) en milieu liquide et étude de l’influence de la température, (2) dégradation mixte (bactérienne et fongique) sur sol humide. Les tests en milieu liquide ont permis de mettre en évidence l’influence positive de l’augmentation de la température : les taux de dégradation bactérienne du naphtalène passent de 60-80% (T = 15°C) à 100% (T = 30°C), pour les cinq autres polluants, ils passent de ~ 20% (T = 15°C) à 20-90% (T = 30°C) selon le HAP. Les résultats sont similaires dans le cas de la dégradation fongique. Les tests réalisés sur sol humide (sol pollué artificiellement au laboratoire) ont permis de suivre la concentration en polluants sur une période de trois mois. Quatre conditions opératoires ont été étudiées à la température de 30°C : (1) blancs (sol + micro-organismes), (2) supplémentation en surfactants, (3) supplémentation en nutriments, (4) supplémentation en nutriments et surfactants. Une partie des résultats obtenus sont présentés aux Fig. 1 et 2. La présence de nutriments permet d’améliorer la dégradation du pyrène (~ 90% après trois mois contre 60 à 80% dans les autres cas.) En ce qui concerne les autres HAP, la dégradation est proche de 100% après deux mois quelles que soient les conditions étudiées. La présence de surfactants ne semble pas améliorer de manière significative la dégradation des polluants. Le sol employé ayant été pollué artificiellement en laboratoire et mis au repos deux semaines, on peut préjuger d’une adsorption faible des polluants sur le sol et donc d’une quantité de polluants biodisponible pour les micro-organismes beaucoup plus importante que celle obtenue sur un site présentant une pollution historique.