DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2021-02-25 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Gilbart Alexis , "Pour un urbanisme frugal, quels dispositifs de mixité en vue d’une nécessaire reconnexion entre activités productives et urbaines ?" in Les doctorales de L'ASRDLF 2021, Réinventer les territoires, Poitiers, France, 2021

  • Codes CREF : Géographie urbaine (DI147A), Géographie économique (DI1475), Aménagement du territoire (DI1473), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Unités de recherche UMONS : Projets, Ville et Territoire (A520)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche interdisciplinaire sur les enjeux sociétaux et territoriaux (Soci&Ter)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)

Abstract(s) :

(Français) Situés aux croisements des disciplines en géographies économiques et sciences politiques, ces travaux de recherches en urbanisme résultent d’un partenariat UMONS – Ville de Mons. À travers ces recherches, nous étudions le territoire de Mons, ville moyenne Belge de près de 100 000 Habitants. Cette étude qui est menée sous le prisme de la fabrique urbaine nous offre les clés de lecture nécessaires pour comprendre et étudier l’évolution des activités productives. Le territoire montois est caractérisé par ses tissus denses et sa structure polycentrique héritée de la première révolution industrielle qui fut majoritairement marquée par l’exploitation du charbon, présent en abondance dans les sols locaux. Plutôt hétérogènes, les tissus urbains générés durant le XIXème et la première moitié du XXème siècle sont caractérisés par l’emboitement des espaces productifs au sein des ilots résidentiels. Plutôt homogènes, les tissus produits à la suite de la Seconde Guerre mondiale sont marqués par leur étalement urbain déraisonnable et leur monofonctionnalité accrue visible au sein des parcs d’activités et des quartiers-dortoirs. Plus récemment, la densification des tissus par la construction de la ville sur la ville a engendré une dynamique d’éviction des espaces productifs des centres urbains et périurbains. Aujourd’hui, marquée par les enjeux environnementaux, la fabrique urbaine est marquée par l’émergence d’une dynamique de densification et de frugalité vis-à-vis de la ressource foncière. La Région wallonne a inscrit au sein du son nouveau schéma de développement territorial (sdt) la volonté de réduire l’artificialisation des sols à 0 ha en 2050, obligeant les aménageurs et urbanistes à repenser leurs pratiques actuelles. [Région Wallonne, 2019] Ce changement d’approche vis-à-vis de la mobilisation des sols est un véritable changement de paradigme pour la fabrique urbaine. Nous allons assister dans les prochaines années à une phase de densification importante de nos tissus urbains existants qui augmentera d’autant plus la vulnérabilité des espaces productifs. Dès lors, comment construire la ville de demain avec les espaces productifs ? Des pistes sont déjà sur la table. Le concept récent de ville productive, dont les régions de Bruxelles et Vienne sont des acteurs pionniers, propose de nouveaux outils opérationnels et stratégiques qui doivent inspirer les contextes non métropolitains. Ces outils doivent nous permettre de repenser les zones d’activités économiques comme de véritable objet urbanistique et non uniquement comme outil de développement économique. [Lejoux, 2018] Aussi, ceux-ci doivent nous permettre de conserver des espaces de production dans les tissus urbains. Lejoux, P. (2018) ‘Quelle place pour la zone d’activités économiques dans la fabrique de la ville contemporaine ?’, in Les nouvelles fabriques de la ville. Objets, référentiels et méthodes, pp. 25–32. Région Wallonne (2019) Schéma de développement du territoire.