DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-06-12 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Tiberi Luca , Rossignol Mandy , Vicenzutto Audrey , Equeter Lucas , Pham Hoang Thierry , "Communication faciale non-verbale et pistes de prise en charge chez les auteurs d’infractions à caractère sexuel: Une méta-analyse" in 10ème CIFAS : Sexualités, transgressions : La question de l'Autre – Lois, soins, préventions, Montpellier, France, 2019

  • Codes CREF : Psychologie juridique (DI4258)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie légale (P352)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) La communication non-verbale est une habilité-clef dans l’interaction humaine (Bours et al., 2018). Elle se compose, en autres, des expressions faciales émotionnelles (EFE) dont la reconnaissance joue un rôle crucial dans l’interaction avec autrui et notamment, dans nos comportements prosociaux (Cigna et al., 2015). Or, il a été mis en avant que la fréquence, le maintien et l’intensité de tels comportements sont déficitaires chez les auteurs d’infractions à caractère sexuel (AICS ; Marshall & Marshall, 2012). Néanmoins, la reconnaissance des EFE a été très peu investiguée aussi bien dans la littérature que dans la prise en charge auprès des AICS (Phillipp-Weigmann et al., 2017). Et ce, même s’il a été depuis longtemps supposé qu’une mauvaise reconnaissance des états émotionnels joue un rôle dans le processus d’agression (Howels et al., 2004). En conséquence, nous avons entrepris la réalisation d’une méta-analyse permettant la comparaison, d’une part, entre AICS (N = 83) et non-AICS (N = 109) et d’autre part, entre AICS (N = 37) et participants contrôles (N = 46). Celle-ci nous a permis de mettre en évidence une performance significativement déficitaire chez les AICS lors de la reconnaissance des six émotions fondamentales (Ekman, 1992), une performance proche de la limite de la significativité pour l’EFE ‘peur’ et, enfin, une absence de performance déficitaire pour l’EFE ‘joie’. Cette recherche propose des perspectives futures et des implications cliniques dans le champ de la cognition sociale chez les AICS. Actuellement, de nombreuses pistes de prise en charge des comportements prosociaux existent comme le Risk-Need-Responsivity (RNR ; Andrews & Bonta, 2010), le Good-Lives Model (GLM ; Ward & Gannon, 2006) ou le Self-Regulation Model (SRM ; Ward et al., 2004). Bien que de conceptions théoriques diverses, ces modèles visent à diminuer le risque de récidive grâce à la réduction des besoins criminogènes, l’adaptation aux caractéristiques de la personne, la satisfaction des besoins primaires au moyen de besoins secondaires appropriés ou l’entrainement à la capacité d’auto-régulation.