DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-05-02 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 15 page(s)

Darcis Damien , "Le vivre-ensemble, nouvelle idéologie au service du capitalisme ?" in Séminaire "Les identités en question", UMONS, Belgique, 2019

  • Codes CREF : Esthétique (DI5440), Philosophie politique (DI5415), Philosophie (DI5400)
  • Unités de recherche UMONS : Arts et Techniques de représentation (A550)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)

Abstract(s) :

(Français) Je souhaiterais revenir, dans une perspective indissociablement historique et philosophique, à partir de deux auteurs pourtant opposés, Jacques Rancière et Alain Badiou, sur les déformations contemporaines imposées à la notion d’utopie. Il s’agira de montrer et d’expliquer pourquoi si l’utopie a longtemps désigné des idées ou, à suivre Ernst Bloch, des expériences visant, d’une part, à rompre avec l’ordre établi, mais également, d’autre part, à imaginer ou expérimenter un autre ordre, elle consiste aujourd’hui, comme exemplairement dans le cas du vivre ensemble, en un aménagement, une correction ou une amélioration de l’ordre existant. Ce faisant, je défendrai l’hypothèse suivant laquelle ce qui se trame derrière ces déformations imposées à la notion d’utopie, la mise sur le devant de la scène de celle du vivre ensemble n’est rien de moins que la transformation de la fonction politique des utopies (critique d’un état de fait, contre-proposition rompant avec lui) en une fonction éthique (amélioration de cet état de fait).

(Français) Je souhaiterais revenir, dans une perspective indissociablement historique et philosophique, à partir de deux auteurs pourtant opposés, Jacques Rancière et Alain Badiou, sur les déformations contemporaines imposées à la notion d’utopie. Il s’agira de montrer et d’expliquer pourquoi si l’utopie a longtemps désigné des idées ou, à suivre Ernst Bloch, des expériences visant, d’une part, à rompre avec l’ordre établi, mais également, d’autre part, à imaginer ou expérimenter un autre ordre, elle consiste aujourd’hui, comme exemplairement dans le cas du vivre ensemble, en un aménagement, une correction ou une amélioration de l’ordre existant. Ce faisant, je défendrai l’hypothèse suivant laquelle ce qui se trame derrière ces déformations imposées à la notion d’utopie, la mise sur le devant de la scène de celle du vivre ensemble n’est rien de moins que la transformation de la fonction politique des utopies (critique d’un état de fait, contre-proposition rompant avec lui) en une fonction éthique (amélioration de cet état de fait).