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2020-11-19 - Colloque/Actes complets - Français - 21 page(s)

"Amélioration transfrontalière de la prévention et de la gestion des risques du sous-sol engendrés par les terrains sous-cavés" in Gestion transfrontalière du risque cavités, Lille, France, 2019

  • Codes CREF : Sciences de l'ingénieur (DI2000), Géologie (DI1411), Travaux miniers souterrains (DI2323), Instrumentation scientifique (DI2580), Résistance et comportement des matériaux (DI2110), Mécanique des roches (DI1418), Systèmes d'information géographique (DI1427), Aménagement du territoire (DI1473), Cartographie (DI1428), Déformation, rupture matériaux (DI2113)
  • Unités de recherche UMONS : Génie Minier (F408)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Science et Ingénierie des Matériaux (Matériaux), Institut des Sciences et du Management des Risques (Risques)
  • Centres UMONS : Ingénierie des matériaux (CRIM)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) En raison d’une géologie et d’une histoire industrielle communes, la Wallonie et les Hauts-de-France comportent de nombreuses cavités souterraines d’origine naturelle et anthropique sur leur territoire. Grâce à une approche transfrontalière, le projet Interreg RISSC vise à mieux prévenir et gérer les risques du sous-sol engendrés par ces terrains sous-cavés. Le 14 novembre 2019, les partenaires du projet ont présenté leurs avancées à mi-parcours. Le projet RISSC s’organise en 3 modules techniques qui concernent (1) la caractérisation des objets et des menaces présents en Wallonie et dans les Hauts-de-France, (2) le développement de solutions locales adaptées pour réduire le risque et (3) la mise en place d’un soutien technique à destination des acteurs locaux et de la population. Pour atteindre ces objectifs, les différents opérateurs (ISSeP, Association des Communes Minières de France, CEREMA, Ineris, Université de Mons, Université de Lille, villes de Lille et de Mons, Service Public de Wallonie (SPW Mobilité et Infrastructures et SPW Agriculture, Ressources Naturelles et Environnement)) bénéficient d’une enveloppe de près de 1.5 millions d’euros. Le colloque « Gestion transfrontalière du risque cavités » s’est surtout concentré sur les deux premiers axes du projet. Une des premières actions réalisées a consisté à inventorier les cavités souterraines présentes en Wallonie et dans les Hauts-de-France. Le contexte transfrontalier montre de nombreuses similitudes (exploitations souterraines de craie, de sable, exploitations profondes de charbon) mais aussi des spécificités plus locales. Dans chaque région, des bases de données sont constituées pour dresser ces inventaires ; elles sont en constante évolution pour mieux répondre aux besoins des acteurs du risque du sous-sol et des populations. Les cavités souterraines sont des objets évolutifs. Pour bien les caractériser et pour prévenir les risques associés, différentes techniques de surveillance peuvent être mises en oeuvre. Lors du colloque, les travaux d’inspection visuelle réalisés par le Service Commun des Carrières Souterraines de la Ville de Lille ont été présentés. Cette approche peut être complétée par l’instrumentation des cavités avec différents capteurs. L’exemple de la carrière Gide-Krebs (Hellemmes, France), instrumentée par l’Ineris et connectée à la plate-forme e-Cenaris, a été développé. Dans le cas des carrières souterraines, différents mécanismes peuvent induire des dégradations. Ils trouvent leur origine non seulement dans les caractéristiques du massif rocheux mais aussi dans des facteurs bio-physico-chimiques, les techniques d’exploitation employées, l’histoire du site et toute une série de facteurs extérieurs. Ces mécanismes de dégradation ont été expliqués et illustrés par plusieurs exemples. Le cas particulier des carrières souterraines de la Malogne, site test sur le versant wallon, a été développé. L’approche combine un travail sur le terrain et en laboratoire : recensement des désordres, caractérisation mécanique du massif rocheux, essais mécaniques en laboratoire et modélisation numérique du comportement de l’ouvrage. Enfin, un dernier volet abordé lors du colloque concerne l’influence minière sur les ouvrages souterrains proches de la surface, également à travers l’exemple de la Malogne.