DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2021-10-14 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Delizee Anne , "Intervenir en situation de crise sanitaire : quelles activités (non) discursives pour l’interprète ?" in Colloque international "Traduction et migration", Valenciennes, France, 2021

  • Codes CREF : Communication interculturelle (DI4718), Linguistique appliquée (DI5320), Linguistique cognitive (DI429A), Communication interpersonnelle (DI4717), Traduction (DI5326)
  • Unités de recherche UMONS : Traduction spécialisée et Terminologie (T204)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Interpréter recouvre au minimum une médiation linguistique et culturelle (Baraldi 2014, Pöchhacker 2008). Comment l’activité discursive de l’interprète se manifeste-t-elle lorsque ce dernier est inclus dans une équipe médicale en situation d’urgence ? Pour apporter quelques éléments de réponse, nous avons mené pendant trois mois une recherche de participation observante (Soulé 2007) dans un centre de soins COVID pour migrants/sans-abri créé ex nihilo en 2020 à Bruxelles pour faire face à la situation de crise. Dans ces conditions de travail particulières, l’interprète/médiateur culturel investit 16 positions subjectives (Harré et van Langenhove 1999) autres que celles prévues par la norme et le mandat institutionnel. Poussé par la nécessité communicative, il se fait notamment assistant de la communication médicale, aide-soignant, observateur du patient, co-gestionnaire des émotions, intervenant social, porte-parole et aide-mémoire du patient et du personnel médical, médiateur de conflits et médiateur relationnel. Il pose des actes et déploie des activités discursives dans des interactions triadiques bilingues interprétées, mais surtout dyadiques monolingues. Nous illustrerons nos observations par des données authentiques. Cette enquête de terrain montre nettement que ce sont les spécificités de la situation de communication qui façonne le comportement (non) discursif de l’interprète. Nous en discuterons les résultats à la lumière des notions de visibilité, d’agentivité, de neutralité et du pouvoir de l’interprète (Leanza et Boivin 2008) qui, dans les conditions observées, s’accroît considérablement.