DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2014-01-15 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 0 page(s)

Demeuse Marc , Friant Nathanaël , Malaise Stephanie, "Evaluer des politiques d'éducation prioritaire en Belgique francophone: un exercice complexe mobilisant des approches variées" in 26ème colloque de l'ADMEE Europe, Marrakech, Maroc, 2014

  • Codes CREF : Pédagogie comparée (DI4611), Sociologie de l'éducation (DI4142), Evaluation [sociologie] (DI4129)
  • Unités de recherche UMONS : Méthodologie et formation (P316)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)

Abstract(s) :

(Français) Les politiques d’éducation prioritaire sont apparues, dans l’enseignement obligatoire belge francophone, à partir de 1989, en s’inspirant du modèle développé en France en 1981 et dont elles reprennent le nom (ZEP). Deux changements importants surviendront ensuite. En 1998, avec le décret instituant les discriminations positives, puis en 2009 avec un décret portant sur l’encadrement différencié dans l’enseignement obligatoire (Demeuse, Demierbe & Friant, 2010). Ces politiques adoptent principalement une approche compensatoire, ce qui n’est pas sans conséquence lorsqu’il s’agit d’en évaluer les effets. Elles trouvent leur source juridique et leur justification dans l’article 6 du décret « Missions » du 24 juillet 1997, établissant que l’enseignement a, notamment, pour mission « d’assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale ». Les décrets de 1998 et de 2009 prévoient explicitement l’évaluation de ces politiques. Le second texte précise également que les projets déposés par les établissements pouvant bénéficier de moyens supplémentaires (PGAED) doivent prendre en compte les informations fournies par les évaluations internes et externes, des indicateurs objectifs et les évaluations, contrôles et rapports produits par le Service général d’Inspection. Sur le papier, l’évaluation n’est donc pas oubliée. On verra dans cet article qu’il faut pourtant constater que, sur le terrain, l’évaluation est beaucoup moins présente que prévu. Alors qu’il est assez difficile de procéder aux évaluations prescrites, les auteurs mettront en évidence la possibilité de mettre en place une évaluation de ces politiques en profitant des études et des recherches menées en marge. Ils présenteront ainsi quelques données collectées dans le cadre d’un rapport relatif à la possibilité d’établir un financement différencié dans l’enseignement supérieur qui est amené à recevoir les élèves de tous les établissements d’enseignement secondaire, y compris ceux qui bénéficient des mesures d’encadrement différencié. Cet exercice permettra de mesurer une partie de l’effort qui reste à faire pour assurer à tous les élèves des chances égales d’émancipation sociale et des développements statistiques nécessaires, notamment en matière de suivi longitudinal.


Mots-clés :
  • (Français) éducation prioritaire