DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-11-15 - Colloque/Abstract - Français - page(s)

Delannoy Pauline , Gaugue Justine , "Etre père d'enfant diabétique de type 1: étude de deux cas cliniques" in 12th International Congress and 17th National of Clinical Psychology, Santander, Espagne, 2019

  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Psychologie de la santé (DI4259), Psychologie clinique (DI3524)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie clinique de l'enfant et de l'adolescent (P353)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé), Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)

Abstract(s) :

(Français) Le traitement du diabète de type 1 chez un enfant engendre inéluctablement un bouleversement familial. L’insulinothérapie, les contrôles glycémiques pluriquotidiens ainsi qu’un suivi médical régulier garantissent la survie de l’enfant. Ce bouleversement est notamment marqué par une modification des rôles parentaux : les mères d’enfants diabétiques semblent s’impliquer pleinement dans la gestion de ce traitement afin de leur garantir une observance thérapeutique optimale ; à l’inverse, les pères, dont le vécu reste sous-estimé, semblent davantage en retrait. Ainsi, l’objectif de ce travail est de mettre en lumière la perception subjective des pères d’enfants diabétiques, d’évaluer la qualité de leur estime de soi et les stratégies d’adaptation qu’ils mettent en place face à la maladie de leur enfant. Pour cela, deux auto-questionnaires, l’Inventaire d’Estime de Soi (SEI) et l’Inventaire de Coping pour Situations Stressantes (CISS), ont été administrés individuellement auprès de deux pères d’enfants diabétiques. De plus, nous avons eu recours à un entretien semi-directif analysé au regard d’une analyse thématique. Celui-ci abordait leur représentation de la maladie, sa prise en charge ainsi que la dynamique familiale. Sur la base de l’analyse de ces deux cas cliniques, l’implication des pères, dans la gestion du traitement, se révèle toute aussi importante que celle des mères. Toutefois, ils semblent mettre à distance tout vécu émotionnel : alors que l’analyse thématique laisse émerger une perception factuelle de la maladie teintée de rationalisation, les résultats aux auto-questionnaires nous montrent une nette perturbation de leurs capacités adaptatives et de leur confiance en eux-mêmes. En conclusion, le vécu des pères d’enfants diabétiques ne doit pas être sous-estimé, voire oublié : ils sont également au cœur de ce bouleversement familial. Il importe alors de les aider à s’autoriser à partager leurs émotions tout en gardant cette place de pilier.