DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2016-12-12 - Colloque/Présentation - poster - Français - 7 page(s)

Batita Iman, "La réappropriation contemporaine de la typo-morphologie traditionnelle arabo-musulmane présente dans la Médina de Tunis." in Séminaire Ecole Doctorale Thématique AUIAU , Bruxelles, Belgique, 2016

  • Codes CREF : Sociologie urbaine (DI4134), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)

Abstract(s) :

(Français) Dans le cadre d’un travail sur le patrimoine, il nous faudra étudier les différentes relations qui existent entre le patrimoine, l’architecture et la vie contemporaine. L’exploration de notre thème de recherche repose ainsi sur un questionnement fondamental : Peut-on intervenir sur le patrimoine ou faut-il au contraire le conserver en l’état ? Peut-on concilier patrimoine et vie moderne ? Si l’on opte pour une intervention, suivant quels critères et de quelle façon peut-on se réapproprier le tissu bâti ancien ? Ce premier questionnement est déterminant pour le bon déroulement de notre recherche. Il permet, dans un premier temps, de poser la problématique du patrimoine ancien ; dans un second temps de dégager les différentes stratégies de conservation et/ou réaffectation, pour mieux, dans un troisième temps, comprendre comment, dans certains cas, celui-ci peut être réutilisé. Nous nous appuierons, tout le long de ce travail, sur deux auteurs en particulier : Françoise Choay et Henry Lefèvre. Dans le premier cas, nous travaillerons plus précisément l’ouvrage « Urbanisme, utopies et réalités ». Après avoir souligné que le patrimoine subit les répercussions de la mondialisation, qu’il est « chosifié, muséifié, dépersonnalisé et, surtout, transformé en bien économique » , l’auteure souligne que l’utopie ne consiste plus dans la construction de villes imaginaires, mais dans la réappropriation/réinvention du patrimoine en lieux de vie : il s’agit de se réapproprier le passé pour inventer la société de demain. Dans le second cas, Henry Lefèvre nous permettra de développer ces premières thèses sur la réinvention du patrimoine en y ajoutant une dimension sociale et politique : la philosophie de l’urbain défendue dans Le droit à la ville met en avant la nécessité « d’espaces appropriés qui ne sont pas subis, pas simplement accepté par une résignation passive, métamorphosé en œuvre » et pose le problème de cette réappropriation/réinvention de manière plus globale :comment « la vie urbaine pourra-t-elle recouvrer et intensifier les capacités d’intégration et de participation, presque entièrement disparues…» . Dans cette thèse nous développerons ces différentes questions en nous attachant à l’étude de la Médina de Tunis, vaste ensemble bâti du huitième siècle entièrement classé depuis 1967 au patrimoine mondial de l’UNESCO.