DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2020-12-10 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s) (Soumise)

Pieropan Laurence , "Fatou Diome : médiatrice ou passeuse qui déplace les frontières ? Ou comment le multilinguisme permet de penser/panser les blessures de la colonisation et de l’immigration" in Approches interdisciplinaires du multilinguisme, Université de Sciences Appliquées, Zwickau, Allemagne, 2020

  • Codes CREF : Langue et littérature françaises (DI5365)
  • Unités de recherche UMONS : Communication écrite (T203)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) La littérature francophone connaîtrait-elle un raz-de-marée sous l’effet d’une création langagière, inspirée d’une situation de bilinguisme, et irriguée par une résilience sociale et une mutation culturelle sénégalaises ? Native du village de Niodior (île du delta du Saloum, située à 200 km au sud de Dakar), Fatou Diome s’emploie à fictionnaliser son être-au-monde, certes déterminé par la colonisation et l’indépendance, mais aussi enraciné dans une tradition culturelle pré-coloniale et séculaire. À travers une fiction qui s’écrit régulièrement depuis 2001 (romans, récits, nouvelles) et un essai en 2017 (Marianne porte plainte !), Fatou Diome déroule un style et une pensée innovants dans la sphère littéraire francophone, en assumant le rôle de « passeuse » entre les rives (langues et cultures) françaises et sérères. Si les métaphores aquatiques sont légion (flots, marées, barques (parfois, de la mort), mais aussi « Marine-Marchande-De-Haine »), ce travail stylistique pourrait in fine concourir à l’originalité de l’œuvre : Diome, médiatrice ou passeuse qui déplace les frontières ? Notre étude permettra de dégager les lignes de force d’une création linguistique, littéraire et culturelle francophone enracinée dans l’Histoire sénégalaise, et dont le moteur est le bilinguisme, voire le multilinguisme (occurrences de langues sénégalaises, d’expressions latines, de chansons espagnoles…).