DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-06-18 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Blanckaert Simon , "Réinterroger la planification territoriale par le prisme des actions collectives et des approches de l’urbanisme temporaire en contexte péri-urbain." in 21èmes Rencontres Internationales en Urbanisme de l'APERAU à Strasbourg du 16 au 21 juin 2019. Métropoles au XXIe siècle: Coupures - coutures - soudures: comment (re)faire la ville ?, Strasbourg, France, 2019

  • Codes CREF : Aménagement urbain (DI2652), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Unités de recherche UMONS : Projets, Ville et Territoire (A520)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)

Abstract(s) :

(Français) La croissance de la ville en général et en particulier l'urbanisme, l’urbanisation et les outils territoriaux de planification, de développement et d'aménagement produisent des « entre deux » principalement spatiaux, temporels et structurels (Le Gall&Rougé, 2014). Nous pourrions définir ce processus comme une "fragmentation urbaine graduelle", au sens ou la production linéaire incessante de la ville abandonne des vides derrière elle et en remplit d'autres, mais sans tous les combler pour autant (Rudler, 2018). Il en résulte des « résidus » qui deviennent alors une nouvelle source de « matière à projet ». En effet, les temporalités de mise en place des politiques publiques de renouvellement du territoire et la disponibilité foncière des espaces (construits ou libres) ouvrent de nouvelles perspectives (et interstices) pour combler des entre-deux, appelés aussi délaissés (Andres, 2010), Tiers paysage (Clément, 2004), friches (Andres, 2008, Van Eeckhout, 2017), etc. et réorienter leur "destination finale". L'émergence de l’urbanisme dit "temporaire" (Bachir&al., 2017, Pradel, 2010) est le fruit de nouvelles pratiques basées sur des principes d’occupations spontanées et libres (qui s'apparentent au squat) et qui s'appuient sur des logiques "d'action in-situ". Ces actions s’installent souvent sur des espaces "d'entre deux" ou délaissés (Andres, 2010) que nous parcourons ou côtoyons tous les jours. Ces actions changent l'image et nos manières de voir les « espaces du quotidien » et en renforcent l’attractivité (Vincent, 2017). Le programme du projet n’est plus défini à l’avance, il se transforme au fur et à mesure de la pratique. (Boutleux, 2015) Ces pratiques sont-elles réservées aux territoires urbains denses et autres « métropoles » ou peuvent-elles s’inscrire aussi dans les espaces ruraux et péri-urbains ? Dès lors, comment l’urbanisme temporaire peut-il permettre de penser, renouveler et structurer les « espaces d’entre-deux » à l'échelle du territoire ? Comment l'approche locale peut-elle permettre d'imaginer un projet global ? Comment imaginer un processus (et non pas une méthode, ni un règlement), à la manière d'un gestionnaire forestier, qui puisse engager une transformation territoriale durable ? (Sur plusieurs années). C'est ce que nous tenterons d'alimenter tout au long de la recherche.