DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2020-05-04 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 10 page(s)

Denis Jennifer , "Un Modèle Transitionnel de l’Activité Clinique Heuristique (TACHe) pour éclairer l’activité clinique des experts en situation de crise" in 88ème congrès de l'ACFAS, Quebec, Canada, 2020

  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Psychologie médicale (DI3520), Psychiatrie (DI3521), Psychologie clinique (DI3524)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie clinique systémique et psychodynamique (P351)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
  • Centres UMONS : Mind & Health (CREMH)

Abstract(s) :

(Français) Introduction : Les interventions menées dans le cadre du travail clinique de crise possèdent quelques spécificités comparées à des interventions cliniques classiques. Les premières spécificités sont liées à l’enchaînement de tâches rapides et à la présence de tâches flottantes (Denis, 2016) comme l’analyse du risque de passage à l’acte. Les autres spécificités se rapportent à : la rapidité des interventions dans un temporalité restreinte, la gestion de l’imprévu, la gestion de l’émotionnel et la prise de décision collective. Objectif : Notre recherche vise à illustrer la manière dont les intervenants-experts gèrent cognitivement les multiples prises d’informations qui affluent ou effluent à leur esprit. Méthode : A l’aide d’une épistémologie en 1ère personne, utilisant l’entretien d’explicitation Vermersch (1994) auprès de plusieurs experts en situation clinique de crise, nous avons élaboré un modèle Transitionnel de l’Activité Clinique Heuristique (modèle TACHe). Les différentes instances opérationnelles de ce modèle seront développées. Résultats : Le modèle TACHe ¬— modèle du contrôle de l’action clinique — illustre finement les régulations cognitives quant à la gestion continue des prises d’informations internes et externes. Il permet de distinguer les processus cognitifs automatiques (pré-réfléchis), des processus cognitifs non-automatiques (réfléchis). Conclusion : Dans ce modèle, il semble que les processus cognitifs en jeu peuvent exister et être sollicités indépendamment les uns des autres en fonction de la situation clinique et du contexte.