DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2010-05-14 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 1 page(s)

Tshibangu Katshidikaya , "Perspectives de développement du secteur minier congolais - Impact de l’extraction" in Développement du secteur minier congolais. Vers quel impact environnemental ? , Lubumbashi, R.D. Congo, 2010

  • Codes CREF : Sciences de l'ingénieur (DI2000), Métallurgie et mines (DI2300), Exploitation des mines et carrières (DI2320)
  • Unités de recherche UMONS : Génie Minier (F408)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Science et Ingénierie des Matériaux (Matériaux)
  • Centres UMONS : Ingénierie des matériaux (CRIM)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Anglais) Ce vendredi 14 mai s’est tenu dans la salle des conférences de la FEC à Lubumbashi un colloque organisé dans le cadre des activités du programme CUI-P3 de la CUD (Cellule de coopération universitaire au développement de la Communauté française de Belgique). Il a eu, outre la présence de trois enseignants belges, la participation du Ministre provincial aux infrastructures et transport, le Ministre conseiller en charge de la coopération près le Consul Général de Lubumbashi, le Recteur de l’Unilu, des représentants des entreprises, des ONG ainsi qu’un grand nombre de membres de l’Unilu (académiques, scientifiques, administratifs et étudiants). Le mot d’ouverture a été prononcé par le Recteur qui a situé la manifestation scientifique dans le cadre des festivités organisées pour le cinquantenaire de l’indépendance du Congo. Il a souligné le rôle de développement que l’Université doit jouer et notamment en relation avec le secteur minier katangais dont les perspectives de développement sont réelles. Le prof. Tshibangu a ensuite pris la présidence de la séance du matin en commençant par présenter la structure de la CUD et en définissant ses objectifs et actions générales ainsi que le cas particulier de l’activité Lub02 qui organise le colloque du jour. Cette activité qui s’appelle « activités minières et impact environnemental » est placée sous la responsabilité du Prof Tshibangu côté belge et sous celle de Mme la prof. L. Ngoyi Kyalwe côté congolais. Comme premier orateur M. Joseph Léonard fait une présentation des actions de l’Interface Université-Société (IUS) qui a été créée dans le cadre du programme CUI de la CUD. Cette interface vise la création des centres de recherche et des spin-off dans des domaines divers : sciences appliquées, médecine, sciences humaines, etc. Un certain nombre de projets sont déjà déposés auprès du responsable de l’Interface et une démarche est en cours pour voir leur faisabilité. L’IUS travaille de manière transversale avec les autres activités de la CUI-Unilu. Le professeur Kaniki fait ensuite un exposé intitulé « Etat de l’environnement dans le périmètre minier katangais ». Il évoque la pollution des eaux souterraines, des cours d’eau ainsi que des sols par les rejets de l’industrie minière. Le professeur Ngoy Biyuka lui succède pour présenter le thème « Approches modernes de la planification minière. Application au Katanga ». Il insiste sur la nécessité de pousser les analyses en vue de vérifier la sensibilité des résultats obtenus par rapport aux paramètres, ce qui peut éviter certains malentendus dans l’évaluation des réserves. Des outils de calcul des cycles des camions et de conception du minage sont également évoqués. Cette première série d’exposés est suivie d’une séance de questions-réponses. Parmi les intervenants deux professeurs d’université, un avocat activiste dans une ONG, et un industriel. A la reprise des présentations, le Dr Idi Abdala a présenté un exposé un peu marginal sur l’impact de l’élevage de la chèvre sur l’économie minière au Katanga. Dr Fanny Descamps de l’UMons (FPMs – service de Génie Minier) aborde ensuite « les mécanismes de transport, défis de stockage géologique du CO2 et des déchets radioactifs ». Elle présente la physique du transport des polluants et autres espèces minérales dans les milieux géologiques et souligne l’importance d’une bonne caractérisation des milieux géologiques en vue de ce type d’application. Dr Bokwala Bonkeka prend ensuite la parole pour parler d’ « une étude d’effondrement minier en souterrain – traitement d’un cas pratique ». Il présente les résultats obtenus au cours de sa thèse de doctorat soutenue à l’Université de Mons sur l’effondrement de la mine de Kamoto (Kolwezi). Sa démarche a consisté à faire des essais de caractérisation mécanique et à construire des modèles numériques en vue de simuler l’historique de cet évènement. Cet exposé clôture les présentations du matin et est suivi d’une séance de questions – réponses. Après la pause sandwiches de midi les exposés reprennent sous la présidence de Mme la prof. Ngoyi Kyalwe. Le premier de la série est le Dr Ngenda Banka tout fraîchement diplômé à l’ULB en métallurgie. Il présente les principaux résultats de sa thèse dans un exposé intitulé « Mise au point d’un procédé de valorisation des rejets des usines à zinc de Kolwezi ». Le professeur Philippe Ancia de l’UMons prend le relai avec un exposé sur « le traitement des déchets et des sols pollués ». Il insiste notamment sur les procédés en relation avec les techniques de traitement des matières. Le professeur Willy Kitobo Samson présente ensuite un exposé sur « L’avenir des minerais sulfurés au Congo et leur problématique environnementale ». Il s’appesantit sur les possibilités de développer des techniques de bio-lixiviation ; leur impact environnemental est meilleur que les techniques classiques, même si leur cinétique reste encore lente vis-à-vis des gros producteurs. Le professeur Tshibangu clôture la série des exposés par une présentation intitulée « Perspectives de développement du secteur minier congolais – impact de l’extraction». Il évoque les possibilités de développement du secteur minier congolais ainsi que les contraintes environnementales auxquelles il faudra faire face pour obtenir les permis d’exploitation. Il évoque les problèmes d’expropriation, de vibrations et de stabilité des talus. Il souligne l’impact sur les prix que pourrait avoir le secteur minier mondial lorsque toutes les nouvelles sociétés congolaises seront en pleine capacité. Il s’ensuit un dernier échange avant la synthèse faite par le Professeur Tshibangu. Le Ministre provincial des infrastructures et transport fait ensuite un mot sur les aspects positifs de ce genre de colloques et de la nécessité d’entretenir les relations entre les scientifiques, les industriels et le monde politique. Le mot de clôture sera prononcé par le Professeur Chabu Mumba, Recteur de l’Unilu.

(Français) Les perspectives du développement du secteur minier en République Démocratique du Congo passent par la reconnaissance des nouveaux gisements et l’estimation correcte des réserves géologiques et minières sans oublier d’intégrer les impacts de l’exploitation minière sur l’environnement. La répartition des ressources minières au Congo indique la présence du cuivre, du cobalt, de l’or, du diamant, de la cassitérite (l’étain), du spodumène (lithium), manganèse, du zinc, du fer, du cadmium, de l’argent, du charbon, etc. repartis en majorité dans les provinces du Katanga, du Kasaï et du Kivu. Des indices de minéralisations diverses apparaissent dans les provinces du Bas-Congo et de l’Equateur. L’exploitation minière était jadis régie par un régime conventionnel qui donnait le monopole aux entreprises étatiques et paraétatiques sur les concessions minières aux dimensions exagérées, ce qui avait comme conséquences : le gel de concessions minières, le refus d’octroi de droits miniers ou de carrières à d’autres investisseurs,… La promulgation du nouveau code minier en 2002 avait ainsi ouvert la voie à l’obtention des permis tels que : le permis de recherche, le permis d’exploitation, le permis d’exploitation de petite mine et le permis d’exploitation des rejets par des nouveaux investisseurs. La carte de retombe de décembre 2006 montre la quasi-totalité de la RDC couverte par les permis de recherche (un peu moins dans la province de l’Equateur et du Bandundu) mais les droits à payer à l’Etat poussent certains investisseurs soit à céder certains carrés miniers soit à s’associer avec d’autres. Il faut donc bien comprendre que l’intensification de l’exploitation en RDC aura des impacts non seulement sur l’économie minière mondiale mais aussi sur l’environnement. Il est important d’étudier les aspects liés aux vibrations, aux affaissements, à la stabilité des talus, le rabattement des nappes, la modification des paysages et tant d’autres.