DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-06-18 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 1 page(s)

Romariz Peixoto Larissa , "Liens sociaux et espaces ségrégués." in 21èmes Rencontres Internationales en Urbanisme de l'APERAU à Strasbourg du 16 au 21 juin 2019. Métropoles au XXIe siècle: Coupures - coutures - soudures: comment (re)faire la ville ?, Strasbourg, France, 2019

  • Codes CREF : Sociologie urbaine (DI4134), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Unités de recherche UMONS : Architecture et Société (A530)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Dans quelle mesure le rapprochement entre habitants et territoire peut-il contribuer à l’insertion sociale des populations défavorisées dans nos cités contemporaines ? Quel lien entre territoire, identité et inclusion sociale ? Par quels mécanismes l’expression spatiale peut-elle participer à l’amélioration de l’estime de soi et à la sociabilisation, vecteurs de reconstruction sociétale ? Confrontées à la réalité de quartiers sociaux franco-belges, ces problématiques investies par Magnaghi (2014) renvoient à des situations très concrètes de ségrégation spatiale, limites psycho-sociales infranchissables et harcèlement dans l’espace public. Paradoxalement, ils renvoient également à une reconstruction du sens des lieux, au détournement de l’usage (de Certeau, 1990) et à l’importance centrale des rapports sociaux dans la construction identitaire des quartiers. C’est ce que révèle un travail de recherche mené dans le cadre du projet Interreg Réseau Hainaut Solidaire (RHS). Sous cet acronyme, 22 quartiers de Mons (Belgique) et Valenciennes (France) sont analysés dans une approche transdisciplinaire combinant, comme Lynch (1960) et Ledrut (1973), données spatiales et sociologiques. Ces données sont le point de départ de notre méthodologie basée sur la théorisation enracinée selon la Grounded Theory (Glaser et Strauss, 1967). Associant travailleurs sociaux, habitants et chercheurs dans un processus d’immersion et de développement méthodologique, RHS vise la création d’outils d’inclusion sociale réappropriables par les acteurs de terrain et disséminés sur un large territoire selon le principe de communauté de pratiques. Soutenus par les travailleurs sociaux, les habitants formés à la pair aidance soutiennent, à leur tour, les habitants d’autres quartiers dans la mise en place des outils. Navigant entre regain de fierté et accroissement du pouvoir d’agir, les objectifs sont de rompre l’isolement en consolidant les liens autour de ce qui est commun à tous : le territoire.