DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-10-30 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Durieux Marianne , Pouleur Jean-Alexandre , Scoubeau Chantal , Lago Noémie , "Citizen Participation exposed to digitals : The relationship between traditional and digital tools observed on three Belgian study field" in Hyperurbain 7 : Towards a Smart Social City | Vers une ville sociale intelligente|, Rio-de-Janeiro, Brésil, 2019

  • Codes CREF : Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Unités de recherche UMONS : Marketing et Communication (W727), Architecture et Société (A530)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)

Abstract(s) :

(Français) La participation citoyenne confrontée au digital : la complémentarité des outils présentiels et numériques DURIEUX Marianne – POULEUR Jean-Alexandre – SCOUBEAU Chantal – LAGO Noémie Dans un monde qui évolue à grande vitesse grâce au numérique, les modes de vie et de présence progressent. Les innovations technologiques induisent des changements économiques et sociétaux (Beckouche, Bedin, 2019). La ville, devenant intelligente, voit en l’émergence d’internet une opportunité de développement d’une société beaucoup plus ouverte, participative et connectée. De nouveaux processus participatifs émergent, notamment via les Civic Tech1 qui fournissent des plateformes de participation citoyenne numérique. Le terrain d’étude choisi est celui du territoire wallon (Belgique). Plusieurs grandes villes wallonnes ont voulu complétées leurs approches présentielles par des initiatives participatives numériques. Ainsi, en 2017, la ville de Mons, a établi un processus de co-création de projet de ville avec ses citoyens avec l’aide d’une plateforme numérique, tout comme Liège, créée par CitizenLab. Aujourd’hui, La Louvière, avec l’application Fluicity, invite les citoyens à proposer leurs idées pour l’avenir de la ville. La méthodologie utilisée pour appréhender ce terrain nouveau et trop peu développé dans le cadre théorique, est inductive et s’appuie sur la Grounded Theory (Glaser, Strauss, 1967). Dans ce contexte, les processus traditionnels de participation citoyenne, dit présentiels comme les ateliers participatifs, les réunions citoyennes, …, sont enrichis par les nouveaux outils numériques. Tout d’abord, ces deux outils permettent de toucher différents publics. Ensuite, ces plateformes numériques peuvent renforcer les conflits mais grâce à un mécanisme d’objectivation et de mise en situation, elles peuvent aussi aider à l’apaisement des conflits. Le digital peut faire gagner du temps en récoltant les nombreuses idées ou en faire perdre par une telle multiplicité et complexité des données massives, ce qui implique des connaissances et des compétences pour pouvoir les interpréter à bon efficient.2 Le digital permet d’agir hors de la présence physique. C’est un espace public sans limite où tout le monde peut se connecter et discuter avec n’importe qui, n’importe où dans le monde, n’importe quand (Ascott, 1998). C’est un espace illimité d’échanges et d’expressions, un dédoublement de l’espace physique public mais non localisable. A contrario, les outils présentiels agissent de manière locale, sur un territoire bien défini. Le type de participation sollicité a un impact aussi sur cette complémentarité. Douay (Douay, 2016) propose une adaptation de l’échelle de la participation citoyenne d’Arnstein (Arnstein, 1969) aux nouveaux outils numériques. Cependant, au lieu de supprimer certains échelons, l’échelle doit évoluer et profiter de l’apparition du numérique pour atteindre le dernier échelon, qui est le contrôle du citoyen. Aujourd’hui, les deux espaces de débats (online et offline) se confondent et compliquent la compréhension du processus participatif et le traitement des informations. C’est une hybridation de l’espace réel et virtuel, du territoire et des réseaux, du matériel et de l’immatériel, d’une présence physique et digitale, … De plus, les rapports de pouvoirs sont transformés entre les citoyens, les institutions, les acteurs privés, … Les associations qui mobilisent du présentiel 1 KNIGHT FOUNDATION, "Emergence des civic tech", https://www.slideshare.net/knightfoundation/knight-civictech 2 SCOUBEAU Chantal, DURIEUX Marianne, LAGO Noémie, POULEUR Jean-Alexandre, "Does Digital Citizen participation allow a better taking into account of the needs of the Citizens ?" in "10th International Symposium "The emergence of the Smart City: stakes, challenges, practices and impacts for public governance"", Esch-sur-Alzette/Belval, Luxembourg (2019) ont très peu de relations avec les Civic Tech. Comment le numérique peut-il renforcer les mobilisations citoyennes sur le terrain ? Comment ces deux outils vont-ils se compléter ? Les outils numériques facilitent-ils une approche plus collaborative et participative ? Cette recherche s’intègre dans le cadre de la thèse de doctorat « La participation citoyenne (liée aux enjeux urbanistiques) au temps du numérique et l’impact sur nos villes en Wallonie ». Références : ARNSTEIN, Sherry, 1969. A ladder of citizen participation. In : Journal of the American Planning Association. Vol. 35, n° 4, p. 216‑224. ASCOTT, Roy, 1998. L’esthétique de la cyberculture. In : Alliage. n° 33‑34. BECKOUCHE, Pierre et BEDIN, Veronique, 2019. Les nouveaux territoires du numérique - L’univers digital du sur-mesure de masse. S.l. : Sciences Humaines. DOUAY, Nicolas, 2016. Planifier à l’heure du numerique. S.l. : Université Paris - Sorbonne. GLASER, Barney G. et STRAUSS, Anselm L., 1967. The Discovery of Grounded Theory: Strategies for Qualitative Research. S.l. : Aldine.