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2020-10-08 - Colloque/Présentation - poster - Français - 3 page(s)

Duroisin Natacha , Mengue Topio Hursula, "Evolution du processus de décentration spatiale et la compréhension du langage chez l’enfant âgé de 4 ans à 7 ans" in Colloque du Réseau Interuniversitaire de PSYchologie et DEVeloppement et de l'Education (RIPSYDEVE), Nancy, France, 2020

  • Codes CREF : Psychologie de l'enfant en âge scolaire (DI4232), Neurosciences cognitives (DI4296), Psychologie expérimentale (DI4216), Psychologie cognitive (DI4211), Psychologie scolaire (DI4256)
  • Unités de recherche UMONS : Formation des Enseignants (B101)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche sur les Systèmes Complexes (Complexys), Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)

Abstract(s) :

(Français) Cette étude explore chez les enfants âgés de 4 à 7 ans les liens existant entre l’habileté spatiale de décentration et la compréhension de concepts élémentaires mais néanmoins importants dans les apprentissages (concepts de base relatifs à l’espace, au temps, quantités). En effet, la décentration spatiale est un processus impliqué dans des domaines tels que les mathématiques, la technologie, les sciences (Newcombe, 2013 ; Wai et al., 2009), ainsi que l’orientation spatiale et la navigation au sein de l’environnement. Chez l’enfant, l’émergence d’un niveau de décentration spatiale simple est observée vers 2-3 ans (Sodian, Thoermer & Metz, 2007), puis l’élaboration d’une représentation du point de vue d’autrui (niveau plus complexe) est observé vers 8-9 ans. La réduction des erreurs de décentration s’expliquerait notamment par l’âge des participants (Fishbein, Lewis & Keiffer, 1972), les caractéristiques de la tâche, (Verjat, 1994) ou l’augmentation des capacités en mémoire de travail (Vander Heyden, Huizinga, Raijmakers & Jolles, 2017). Nous proposons d’examiner finement les performances de décentration entre 4 et 6 ans (avant leur stabilisation observée vers 8 ans) en fonction de différentes dimensions spatiales (avant-arrière, gauche-droite, diagonale) et perspectives (point de vue interne au dispositif spatial versus point de vue externe au dispositif spatial) tout en prenant en compte la compréhension des concepts. En effet, bien que le développement de la décentration spatiale ne requière pas une maitrise des compétences verbales (Greenbarg, Bellana & Bialystok, 2013), l’enfant doit, néanmoins comprendre les consignes présentées afin de produire une réponse appropriée. Sachant que c’est entre 3 ans et 5 ans que la compréhension du langage de base est acquise (Miljkovitch, MorangeMajoux & Sander, 2017), nous nous interrogeons alors sur les liens existants entre les performances de décentration et la compréhension des concepts de base chez l’enfant d’âge pré-scolaire et scolaire. Nous avons administré le test des concepts de Boehm à 60 participants âgés de 4 à 6 ans 11 mois et une tâche de décentration spatiale adaptée du jeu Animo-declic. L’adaptation du jeu, ainsi que la procédure expérimentale ont été repris de travaux précédents (Alessi et al., 2015 ; Duroisin, MengueTopio & Beauset, 2019). Le but du jeu reste le même que celui du jeu initial : A partir de cartes, l’enfant doit retrouver qui a pris les photos dans un zoo sachant que le photographe peut être un gardien ou un animal. Les cartes représentent soit le point de vue d’un gardien (noté « E » car c’est un point de vue externe), soit le point de vue d’un animal (noté « I » car c’est un point de vue interne) ou soit une prise de vue impossible ou truquée (noté « O »). Différentes dimensions spatiales sont également prises en compte : avant - arrière, gauche – droite et selon l’axe « biais » (en diagonale). Les résultats montrent une réduction significative du nombre d’erreurs en fonction de l’âge (Anova de Kruskall-Wallis, p<0.001). On note également un nombre d’erreurs significativement plus important pour l’axe diagonal comparativement aux autres dimensions spatiales. Enfin, nous notons des liens contrastés entre les différents concepts (temps, espace, quantité) évalués par le test de Boehm et les erreurs de décentrations selon les dimensions spatiales et les points de vue évalués (r˃-0.6 ; p<0.001). Les liens entre compréhension verbale et décentration spatiale sont discutés. Cette communication a pour objectif de présenter un projet de recherche portant sur le lien entre les représentations d’attachement des mères, leur niveau de stress parental et les représentations d’attachement des enfants nés très grands prématurés (< 28 SA). La prématurité est une situation susceptible de perturber les interactions parent-enfant (Muller-Nix et al., 2004). Par exemple, les mères seraient moins sensibles aux signaux de leur bébé et leurs comportements plus contrôlants (Muller-Nix et al., 2004). Toutefois, d’après les résultats de certaines études au contraire les mères d’enfants prématurés seraient plus sensibles comparativement à celles d’enfants nés à terme (Bilgin & Wolke, 2015). Face à ces résultats contradictoires, des études supplémentaires apparaissent nécessaires afin de déterminer si les enfants nés très grands prématurés sont plus à risque de développer des relations et des représentations d’attachement insécures et d’examiner les facteurs susceptibles de les influencer. Parmi ces facteurs, le stress maternel et les représentations d’attachement des mères pourraient jouer un rôle (Simeon et al., 2007). Les participants, qui correspondent aux dyades mère-enfant suivies par le réseau Grandir Ensemble en Pays de la Loire, seront rencontrés aux CHU de Nantes et Angers. Alors que le niveau de stress des mères sera évalué à l’aide d’un auto-questionnaire (Indice de Stress Parental de Bigras, LaFrenière & Abidin, 1996), leurs représentations d’attachement seront évaluées à l’aide de l’Attachment Multiple Model Interview (Miljkovitch, Moss, Bernier, Pascuzzo, & Sander, 2015) et celles des enfants avec la méthode des Histoires à Compléter (Bretherton, Ridgeway et Cassidy, 1990). Au cours de cette communication, nous présenterons le projet, la population ciblée et si possible les premiers résultats. Ces derniers pourraient permettre d’apporter de nouvelles pistes afin d’identifier les parents d’enfants très grands prématurés qui pourraient avoir besoin d’une guidance parentale.