DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-07-09 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Bodart Madisson , "L’appropriation par les joggeur·euse·s des données issues des outils numériques qu’il·elle·s utilisent lors de leur pratique sportive" in Journées doctorales 2019 : l'appropriation des objets numériques, Louvain-la-Neuve, Belgique, 2019

  • Codes CREF : Santé éducation et bien-être (DI4352), Psychologie du sport et des activités physiques (DI425G)
  • Unités de recherche UMONS : Développement humain et traitement des données (P382)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)

Abstract(s) :

(Français) Un objet numérique se compose, selon Guillemot et ses collègues (2015), de données, d’une interface et d’un terminal qui servent de support à l’appropriation des objets numériques. Dans le domaine du sport, de nombreux outils font leur apparition et offrent à la personne la possibilité de percevoir son activité sportive autrement (Gossart, 2017). Les outils les plus fréquemment utilisés sont les Self-trackers qui ont pour objectif de produire des données personnelles concernant l’état des personnes, leur profil de consommation ou leurs activités (Pharabod, Nikolski & Granjon, 2013). De plus, l’avancée technologique permet de nombreuses opérations dont notamment la publication des résultats sur une ou plusieurs plateforme(s) en ligne, ceci favorisant le partage des données sportives, les interactions entre sportif·ve·s ainsi que la comparaison interpersonnelle (Boudokhane-Lima, 2018). Notre travail doctoral vise à comprendre comment les personnes s’approprient les informations relatives à leur activité sportive fournies par les outils qu’il·elle·s utilisent dans le cadre de la course à pied. En effet, il apparaît que ce sport touche une vaste population de sportif·ve·s plus ou moins expérimenté·e·s qui utilisent, à des fins différentes, des outils numériques dans le cadre de leur pratique. A la suite d’une première analyse de la littérature existant sur le sujet, nous avons mené une première étude exploratoire auprès de 464 sujets pratiquant la course à pied de façon régulière. Celle-ci poursuit un objectif de compréhension des habitudes d’utilisation des outils numériques lors de la pratique de la course à pied ainsi que de la façon dont les coureur·euse·s traitent les informations qui leur sont fournies. En d’autres termes, il s’agit de d’appréhender comment les personnes choisissent d’utiliser certaines applications et/ou outils, d’en comprendre leurs usages et d’en déterminer leurs apports (partage sur les réseaux sociaux, comparaison sociale, auto-renforcement…). Enfin, nous tenterons d’observer comment il·elle·s apprennent et régulent leur pratique sportive sur ces bases. A travers cette première recherche, nous avons tenté d’éclaircir le type d’usage que les joggeur·euse·s font des applications, outils et réseaux sociaux selon leur degré d’expérimentation. De même, nous avons jugé intéressant de questionner la façon dont ces outils sont choisis par les personnes et le besoin qu’il·elle·s ressentent ou non de partager leurs résultats sportifs sur les plateformes en ligne.