DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2020-12-15 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - page(s)

Fragomeli Veronica , "Pratiques de l’habiter dans le bassin minier du Hainaut et ses représentations sur les technologies numériques" in Séminaire doctoral thématique / Territoires, Risques & Résiliences (UEAF-UEMF & FA+U-UMONS), En ligne, Belgique - Maroc, 2020

  • Codes CREF : Aménagement urbain (DI2652), Information et communication (DI4700)
  • Unités de recherche UMONS : Projets, Ville et Territoire (A520)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Partie 1 : Rédigée par Noémie Lago PROJET RHS Réseau Hainaut Solidaire Le projet RHS se focalise sur des quartiers d’habitat sociaux du bassin minier du Hainaut transfrontalier. Les indicateurs socio-économiques mettent en avant des populations vulnérables : faibles revenus, fort taux de chômage, nombreuses familles mono-parentales ... Ces quartiers de relégation souffrent d’une mauvaise réputation. Le projet a pour but de développer le pouvoir d’agir des habitants en travaillant avec eux sur deux axes : l’image du quartier et la coéducation. A partir d’outils présentés par les différents partenaires universitaires (Architecture, Psychologie et Sciences de l’Information) les habitants, accompagnés par les travailleurs sociaux et une association de participation citoyenne, adaptent et mettent en pratique certains outils dans leur quartier. Des rencontres inter-quartier permettent de partager leurs expériences dans un souci d’amélioration continue. --- Partie 2 : Rédigée par Veronica Fragomeli La plupart du bâti des quartiers étudiés par le projet RHS pose des problèmes tant environnementaux que de confort pour les habitants. Notre première question de recherche était de savoir si un logement intelligent pouvait être une réponse à un bâti ancien à rénover. Lors de notre immersion au sein des territoires de ce projet, nous avons découvert un malaise numérique aussi bien de la part des habitants mais aussi de la part des travailleurs sociaux. Ce « malaise » identifié ne correspond pas tout-à-fait à la définition de la fracture numérique. Nous constatons alors qu’avant de considérer le smart home comme une possible solution pour ces territoires, il y a lieu de se focaliser en premier lieu sur le « malaise » numérique. Pour ce faire, nous avons investigué 3 quartiers du projet RHS avec notre propre problématique de thèse à laquelle s’ajoute dorénavant la composante de la perception du numérique. Notre guide d’entretien s’intéresse alors aux modes de vie des habitants au sein de leur logement et de leur quartier mais aussi à leurs modes de vie « numérique » tout en questionnant leurs représentations par rapport aux technologies en général et celles de la maison intelligente. Parmi les premiers résultats, le malaise numérique pourrait être en lien avec le style de vie. Nous relevons d’une part, que les habitants ont souvent des acquis de résilience dans leurs modes de vie quotidiens mais d’autre part, nous avons identifié des pistes de solutions (accompagnement) pour tendre vers une résilience numérique. Par ailleurs, parmi les besoins majeurs, nous épinglons le besoin de sécurité (au sein du logement et dans le quartier) et le besoin d’amplifier la vie de quartier à l’instar de la vie conviviale d’antan dans les corons. Ces deux besoins extériorisent simultanément la vulnérabilité et la résilience des habitants.