DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2019-12-10 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 1 page(s)

Roland Virginie , Delvaux Véronique , Huet Kathy , Piccaluga Myriam , Harmegnies Bernard , "Analyse acoustique de phénomènes statiques et dynamiques : Vers une identification précoce des troubles de la parole dans la maladie de Parkinson ?" in Quatrième journée du Groupe de Contact en Psycholinguistique et Neurolinguistique (GCPN), Louvain-la-Neuve, Belgique, 2019

  • Codes CREF : Métrologie (DI2160), Phonétique (DI5312), Acoustique (DI1264), Psychologie (DI4200)
  • Unités de recherche UMONS : Métrologie et Sciences du langage (P362)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)

Abstract(s) :

(Français) Les répercussions de la maladie de Parkinson (MP) touchent quantité d’aspects de la vie de la personne concernée, dont la sphère langagière. Les symptômes majeurs de la MP concernent le contrôle des mouvements. Néanmoins, peu de recherches centrées sur la parole parkinsonienne portent sur l’analyse des vocoïdes à timbre dynamique ; pourtant, au contraire de beaucoup d’autres sons de parole, ils résultent d’un mouvement continu et graduel des articulateurs supraglottiques ncessitant un contrôle fin de ceux-ci. Par ailleurs, force est de constater que, de manière générale, les phénomènes de parole liés à des productions en langue française n’ont été que peu investigués, en comparaison d’autres langues, singulièrement l’anglais. Notre objectif est donc d’étudier les conséquences acoustiques d’altérations du contrôle moteur dans la MP lors de la production en français de sons de parole à timbre dynamique (glides), en comparaison à phénomènes statiques (monophtongues isolées). Nos résultats, portant sur les productions de 63 locuteurs MP (43 dysarthriques et 20 non-dysarthriques) et de 35 locuteurs témoins, nous permettent de mettre en évidence une réduction de l’étendue vocalique (U = 1400 ; p = .027) et de l’amplitude de la trajectoire formantique dans le groupe MP (U = 86.288 ; p < .001). La comparaison entre les productions des participants MP non dysarthriques et les témoins nous a quant à elle permis de mettre en évidence des altérations précoces de la production de la parole : le système vocalique apparait comme moins bien organisé chez les locuteurs atteints de la MP, même lorsqu’ils ne sont pas encore identifiés comme étant dysarthriques. Ces comparaisons nous ont donc permis de mettre au jour des signes infracliniques susceptibles de s ‘avérer contributifs à l’identification de nouveaux marqueurs pathognomoniques des troubles de la parole dans la MP.


Mots-clés :
  • (Français) Parkinson