DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

Recherche transversale
Rechercher
(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2013-06-10 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 15 page(s)

D'amelio Nadia , "La Lumière et les ténèbres ou l'oxymore fondateur de Darkness Visible (W. Golding) et sa traduction française Parade Sauvage" in Traduire le Sacré, université Jules Verne, Amiens, France, 2013

  • Codes CREF : Traduction (DI5326)
  • Unités de recherche UMONS : Traductologie (T202)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)

Abstract(s) :

(Français) Traduire le Sacré La Lumière et les ténèbres ou l’oxymore fondateur de Darkness Visible (William Golding) et sa traduction française Nadia D’Amelio UMONS Abstract Qu’est-il advenu de l’oxymore fondateur de Darkness Visible, roman de William Golding, Prix Nobel en 1983, dans la traduction française qu’en a donné Marie-Lise Marlière qui choisit pour titre Parade sauvage ? C’est par des voies indirectes que le Numineux se révèle dans ce roman longtemps considéré comme des plus indéchiffrables. Parmi les objets les plus primitifs appréhendés comme numineux dans le monde naturel se trouve, en premier lieu, tout ce qui se laisse qualifier de hideux, effroyable, terrible, horrible ou répugnant. Ceci peut éveiller des réactions comparables au « tremendum » qui fait frissonner et fige. L’effroi religieux ne peut s’exprimer sans médiation, mais il est possible de le suggérer habilement par les voies de l’art et du sublime. En effet, un aspect de l’expérience numineuse est constitué par la tentative qu’entreprend le sujet de décrire cette dernière. Il ne peut entreprendre cette tâche qu’au moyen de l’analogie empruntée au domaine esthétique, non au royaume du religieux. On pense à l’atmosphère toute particulière qui baigne souvent de telles expériences ou rencontres avec le Sacré comme quand l’œil se rappelle de l’effet de clair-obscur de la messe liturgique grecque. La lumière et la langue sacrée à la fois contribuent à créer les conditions d’un recueillement nécessaire, précisément parce qu’elles créent une analogie avec l’Ineffable. Elles en deviennent, dès lors, les symboles et évoquent l’idée du Numineux par anamnèse. Ces traits fondamentaux qui émaillent le texte de William Golding se doivent d’être « traduits » dans un idiome autre qui doit poursuivre la même finalité, suggérer la même expérience, la même rencontre. A la lumière d’une étude que nous avons consacrée à la traduction de Rites of Passage et des conclusions que nous en avons tirées (Paris 3-Sorbonne Nouvelle, 14 octobre 2012), notre analyse comparative tentera d’examiner le degré de réussite de ce transfert en langue française construit par Marie-Lise Marlière et en proposera une alternative sous la forme d’une traduction personnelle.