DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

Recherche transversale
Rechercher
(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2014-07-08 - Colloque/Abstract - Français - 1 page(s)

Dubois Laurie-Anna , Van Daele Agnès , "Intérêt et limites de la simulation dans la formation policière" in 28th International Congress of Applied Psychology (ICAP 2014), Paris, France, 2014

  • Codes CREF : Psychologie du travail (DI4270)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie du travail (P357)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Développement Humain et des Organisations (HumanOrg)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) L’usage de situtations de travail simulées dans le champ de la formation professionnelle n’est pas une démarche innovante. Ce type de dispositif est utilisé depuis longtemps dans de nombreux secteurs d’activités et permet notamment l’acquisition et le renforcement de savoir-faire professionnels (Conjard, 2003). Toutefois, ce dispotifif de formation présente des limites. Il s’avère par exemple difficile de simuler toutes les contraintes qui pèsent sur l’activité réelle. Une recherche menée au sein d’une école de police tend à confirmer ces constats. Cette recherche vise à mieux cerner les limites de la simulation dans le cadre de la formation des policiers. La méthodologie repose principalement sur l’observation à partir de l’enregistrement audio-vidéo de 28 mises en situation contrastées du point de vue du type d’intervention à réaliser. 63 policiers en formation ont participé : 41 hommes et 22 femmes. La recherche a permis de faire ressortir deux catégories de limites : 1) des limites internes au dispositif de formation : les mises en situation ne s’organisent pas en dehors de l’école, dans des lieux « réels » méconnus par les policiers. Elles ne font pas intervenir des comédiens pour jouer les interlocuteurs de la police (auteurs, témoins, victimes). Ces rôles sont tenus par les policiers eux-mêmes. De plus, elles présentent de nombreuses contraintes matérielles. Ainsi, les policiers en formation n’ont pas la possibilité d’utiliser le matériel réel de travail d’un policier (radio, arme de service,...). 2) des limites liées à l’usage du dispositif de formation : dans le cadre de ces situations de travail simulées, les policiers ne disposent pas de suffisamment de temps pour mettre en pratique toutes les procédures policières qui leur ont été enseignées. Tous n’ont, par ailleurs, pas la possibilité de participer à chacune de ces mises en situation en tant que policier. Cette recherche tend donc à montrer l’intérêt mais aussi les limites des situations de travail simulées dans la formation policière. Ce dispositif seul, aussi performant soit-il, ne permet pas l’acquisition de toutes les compétences rendant les policiers aptes à exercer leur métier. Il doit donc nécessairement s’accompagner d’autres dispositifs visant le développement de compétences professionnelles (exemple : les pratiques de mentorat au sein des zones de police). Conjard, P. (2003). Formation et simulation de situations de travail. Développer des compétences à partir d’un simulateur de conduite, premiers retours d’expérience. Distances et savoirs, 1(3), 361-374.