DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2014-10-30 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 1 page(s)

Baele Jean-Marc , Decrée Sophie, Nelis Adrien, "Cathodoluminescence et microanalyse électronique des phosphates de terres rares (monazite "grise" et xénotime) du Paléozoïque belge" in RST2014 Réunion des Sciences de la Terre, 340, Pau, France, 2014

  • Codes CREF : Géologie et minéralogie (DI1410)
  • Unités de recherche UMONS : Géologie fondamentale et appliquée (F401), Génie Minier (F408)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Science et Ingénierie des Matériaux (Matériaux)

Abstract(s) :

(Anglais) En Belgique, des phosphates de terres rares diagénétiques ont été décrits dans les terrains paléozoïques des massifs du Brabant et de l’Ardenne. Il s’agit classiquement des monazites « grises », d’abord identifiées dans les concentrés d’orpaillage, puis dans les pélites paléozoïques. L’utilisation de la cathodoluminescence permet de repérer rapidement ces phosphates, surtout par le biais de l’auréole d’irradiation qu’ils induisent dans le quartz environnant. Les observations effectuées jusqu’à présent montrent que ces phosphates seraient bien plus abondants que ne le suppose un examen pétrographique en polarisation et que le xénotime, qui accompagne presque systématiquement la monazite, peut dominer fortement l’assemblage des phosphate de terres rares. La distinction rapide entre ces deux phosphates est possible par leur émission totale de cathodoluminescence, qui est bleue pour la monazite et verte pour le xénotime. Cependant, cette émission est généralement faible, parfois trop faible pour être observée directement. L’imagerie spectrale de l’émission du néodyme permet alors de distinguer la monazite, qui est activée par Nd3+, du xénotime, qui ne l’est pas. Les nodules de monazite sont souvent zonés avec une luminescence qui augmente de l’intérieur vers l’extérieur. Des analyses réalisées à la microsonde électronique précisent la composition des monazites et des xénotimes. Elles confirment la composition particulière des monazites, comme leur richesse en europium (et en autres terres rares « moyennes ») ainsi que leur pauvreté en thorium. Elles montrent également que la zonation observée en cathodoluminescence est due à un effet de « concentration quenching » du néodyme.