DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2021-01-14 - Livre/Chapitre ou partie - Français - 15 page(s)

Costa Béatrice , "Les personnages dans les nouvelles de Marie Delcourt : traduire le non-conformisme" in Gravet Catherine , Lievois Katrien, "Vous avez dit littérature francophone? Le défi de la traduction" , Gravet Catherine , Lievois Katrien, 978-2-8076-1649-3

  • Edition : Peter Lang
  • Codes CREF : Histoire des lettres (DI5142), Traduction (DI5326), Didactique (DI4616)
  • Unités de recherche UMONS : Communication écrite (T203)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) La nouvelle, à mi-chemin entre théâtre et roman, n’a pas fini de faire couler l’encre des chercheurs qui semblent bien en peine de cerner un genre qui se veut résolument hybride. Aussi ne prétendons-nous pas d’en proposer une définition, susceptible de rallier les nombreux points de vue qui s’enchevêtrent et se gênent réciproquement. Nous développerons tout au plus l’idée selon laquelle le genre nouvellistique, et en l’occurrence les nouvelles de Marie Delcourt, met en scène des « caractères finis » qui, par suite d’un enchaînement de circonstances, voire d’un conflit inextricable, se voient contraints de révéler leur véritable nature. Ce canevas initial sur lequel l’auteure belge brode ses récits trouve un ancrage théorique à la fois dans le cadre des Contributions à la théorie et à la technique du roman (« Beiträge zur Theorie und Technik des Romans ») de l’auteur allemand Friedrich Spielhagen (1829-1911) et dans la théorie du rythme d’Henri Meschonnic. Spielhagen posait comme principe que la nouvelle se caractérise par des personnages non conformistes. Dans notre communication, nous vérifierons cette hypothèse en nous demandant dans quelle mesure la traduction peut restituer ce non-conformisme assumé et éviter l’écueil de la « neutralisation », procédé de traduction qu’Henri Meschonnic considérait comme hautement problématique.