DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2009-05-28 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Henoumont Céline , Vander Elst Luce , Laurent Sophie , Muller Robert , "Evalutation de l'affinité pour la HSA d'un nouvel agent de contraste potentiel pour l'imagerie par résonance magnétique à l'aide de différentes techniques" in 23ème journées franco-belges de pharmacochimie, "de la conception à la réalisation en pharmacochimie", Université de Mons, Belgique, 2009

  • Codes CREF : Résonance magnétique nucléaire (biophysique) (DI131B)
  • Unités de recherche UMONS : Chimie générale, organique et biomédicale (M108)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé), Institut des Biosciences (Biosciences)

Abstract(s) :

(Français) Les examens cliniques réalisés en imagerie par résonance magnétique (IRM) nécessitent dans certains cas l’injection d’un produit de contraste, qui est le plus souvent un complexe de gadolinium. L’ion gadolinium a en effet, grâce à ses 7 électrons non appariés, la propriété d’accélérer la relaxation des protons de l’eau situés dans son voisinage immédiat, améliorant ainsi le contraste des images IRM. Le gadolinium étant cependant extrêmement toxique, il est nécessaire de l’encapsuler dans des complexes stables, tels que le Gd-DTPA (Magnevist®, Bayer Schering Pharma) ou le Gd-DOTA (Dotarem®, Guerbet). Les agents de contraste actuellement utilisés en IRM cliniques, dérivés pour la plupart du Gd-DTPA ou du Gd-DOTA, souffrent d’une efficacité relativement faible vis-à-vis de l’amélioration de la vitesse de relaxation des protons de l’eau. Il est par conséquent nécessaire d’élaborer des molécules plus efficaces, par la recherche, par exemple, d’entités ayant une affinité élevée pour une macromolécule endogène, telle que l’albumine sérique humaine (HSA). Ce travail rapporte la synthèse d’un nouvel agent de contraste potentiel pour l’imagerie par résonance magnétique, le Gd-C4-thyroxin-DTPA (figure 1), ainsi que l’évaluation de son affinité pour la HSA par trois différentes techniques : la relaxométrie protonique [1], la spectrométrie de masse electrospray [2] et la diffusométrie RMN [3]. La relaxométrie protonique consiste à mesurer la vitesse de relaxation des protons de l’eau dans différentes solutions de concentrations croissantes en agent de contraste et de concentration constante (et égale à 4%) en HSA (expériences de titration). Les mêmes expériences de titration sont réalisées par diffusométrie RMN, le coefficient de diffusion de l’agent de contraste étant cette fois mesuré. La spectrométrie de masse electrospray, quant à elle, consiste à relever le spectre de la HSA seule et en présence de concentrations croissantes en chélate de gadolinium. Ces trois techniques se sont révélées très complémentaires vis-à-vis des informations obtenues. La relaxométrie protonique et la diffusométrie RMN ont en effet permis d’évaluer la constante d’association ainsi que le nombre de sites de liaison, ceux-ci étant supposés identiques et indépendants, mais la technique de diffusométrie RMN nous a en plus permis d’évaluer la cinétique d’échange de l’agent de contraste entre son état libre et son état lié. La spectrométrie de masse electrospray a quant à elle permis de visualiser directement la stoechiométrie de l’interaction. [1] R.N. Muller, B. Radüchel, S. Laurent, J. Platzek, C. Piérart, P. Mareski, L. Vander Elst, Eur. J. Inorg. Chem. 1999, 1949-1955. [2] V. Henrotte, S. Laurent, V. Gabelica, L. Vander Elst, E. Depauw, R.N. Muller, Rapid. Commun. Mass Spectrom. 2004, 18, 1919-1924. [3] C. Henoumont, L. Vander Elst, S. Laurent, R.N. Muller, accepté pour publication dans J. Biol. Inorg. Chem. (DOI : 10.1007/s00775-009-0481-0).