DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

Recherche transversale
Rechercher
(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2009-10-08 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Henoumont Céline , Vander Elst Luce , Laurent Sophie , Muller Robert , "Etude des effets de la glycosylation sur l'affinité de la HSA pour différents agents de contraste IRM" in Réunion SRC, Ulg, Liège, Belgique, 2009

  • Codes CREF : Résonance magnétique nucléaire (biophysique) (DI131B)
  • Unités de recherche UMONS : Chimie générale, organique et biomédicale (M108)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé), Institut des Biosciences (Biosciences)

Abstract(s) :

(Français) L’hyperglycémie chronique, dont souffrent les patients diabétiques, a pour conséquence une glycosylation non-enzymatique importante de l’albumine sérique humaine (HSA), altérant certaines de ses fonctions physiologiques. Il a notamment été rapporté que l’affinité de certains ligands pour l’albumine glycosylée est moindre, comparativement à l’albumine pas ou peu glycosylée[1,2]. Certains agents de contraste actuellement utilisés en IRM clinique, dont la structure de base est un chélate de gadolinium, ont la propriété d’interagir avec l’albumine sérique humaine, ce qui améliore leur efficacité. Nous avons donc étudié l’impact de la glycosylation de la HSA sur l’affinité de ces contrastophores. Trois d’entre eux, déjà très largement étudiés dans la littérature, ont été sélectionnés : le Gd-EOB-DTPA[3,4] (Primovist®, Bayer Schering Pharma), le MS-325[5,6] (Vasovist®, Bayer Schering Pharma) et le MP2269[7,8]. Le premier a une affinité assez modérée pour l’albumine et se lie sur le site dit de Suddlow I, situé dans le sous-domaine IIA de la HSA. Le MS-325 et le MP2269 ont quant à eux une affinité beaucoup plus importante pour l’albumine et se lient sur le site de Suddlow I dans le cas du MS-325, et sur le site de Suddlow II, situé dans le sous-domaine IIIA, dans le cas du MP2269. Cette étude a été réalisée par la technique de relaxométrie protonique, qui est la méthode la plus utilisée pour l’évaluation de l’interaction non covalente entre un chélate de gadolinium et sa macromolécule cible. Son principe repose sur la différence entre la relaxivité du complexe de gadolinium libre en solution (définie comme l’augmentation de la vitesse de relaxation des protons de l’eau induite par une millimole par litre d’agent de contraste) et celle du complexe supramoléculaire résultant de sa liaison à l’albumine. Les résultats montrent une influence négligeable de la glycosylation de l’albumine sur la liaison de ces trois agents de contraste, ce qui est encourageant vis-à-vis de l’utilisation de ces trois molécules chez des patients présentant une glycémie élevée. [1] Okabe, N.; Yoshida, S. Biol. Pharm. Bull. 1995, 18(1), 154-155. [2] Koizumi, K.; Ikeda, C.; Ito, M.; Suzuki, J.; Kinoshita, T.; Yasukawa, K.; Hanai, T. Biomed. Chromatogr. 1998, 12, 203-210. [3] Vander Elst, L.; Maton, F.; Laurent, S.; Seghi, F.; Chapelle, F.; Muller, R. N. Magn.Reson.Med. 1997, 38, 604-614. [4] Vander Elst, L.; Chapelle, F.; Laurent, S.; Muller, R. N. J.Biol.Inorg.Chem. 2001, 6, 196-200. [5] Lauffer, R. B.; Parmalee, D. J.; Dunham, S. U.; Ouellet, H. S.; Dolan, R. P.; Witte, S.; McMurry, T. J.; Walowitch, R. C. Radiol. 1998, 207, 529-538. [6] Muller, R. N.; Radüchel, B.; Laurent, S.; Platzek, J.; Piérart, C.; Mareski, P.; Vander Elst, L. Eur.J.Inorg.Chem. 1999, 1949-1955. [7] Adzamli, K.; Vander Elst, L.; Laurent, S.; Muller, R. N. Magn.Reson.Mater.Phys.Biol.Med. 2001, 12, 92-95. [8] Adzamli, K.; Spiller, M.; Koenig, S. H. Acad.Radiol. 2002, 9, S11-S16.