DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2020-12-01 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Dehaen Florian, Invernizzi Sandra , Lefebvre Laurent , Labalestra Mélanie , Simoes Loureiro Isabelle , "Investigation de la polarité sémantique de 44 homonymes auprès d’une population âgée sans trouble cognitif ." in GCPN 2020 meeting., Bruxelles, ULB, Belgique, 2020

  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Neurosciences cognitives (DI4296), Sciences cognitives (DI4290), Psychologie cognitive (DI4211)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie cognitive et Neuropsychologie (P325)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage), Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
  • Centres UMONS : Centre de recherche interdisciplinaire en Psychophysiologie et Electrophysiologie de la cognition (CIPsE), Mind & Health (CREMH)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Investigation de la polarité sémantique de 44 homonymes auprès d’une population âgée sans trouble cognitif Florian Dehaen,, Sandra Invernizzi, Laurent Lefebvre, Mélanie Labalestra, Isabelle Simoes Loureiro Les mots homonymes (e.g. REFLEXION) sont polarisés, c’est-à-dire qu’ils comportent une acception dominante (e.g. PENSEE) et une acception subordonnée (e.g. REFLET). Ils constituent un matériel expérimental utilisé notamment dans des protocoles d’amorçage lors de l’investigation de la mémoire sémantique. Afin d’explorer les processus sémantiques chez les personnes âgées, nous proposons d’investiguer la force d’association des mots homonymes utilisés dans l’étude de Labalestra (2018) auprès d’adultes jeunes. Les 44 homonymes ont été sélectionnés suivant des intervalles de fréquences relatives des acceptions recueillies auprès de 200 étudiants (Thérouanne et Denhière, 2004). Néanmoins, les fréquences relatives des différentes acceptions peuvent varier avec le vieillissement. Afin d’évaluer l’existence d’un effet d’âge, nous avons investigué la force d’association entre les mots homonymes et leurs acceptions (dominante/subordonnée/non reliée) auprès d’une population âgée de plus de 65 ans. Vingt-deux personnes (11 femmes et 11 hommes ; âge : M= 72,73 ; σ= 5,28) ont répondu à un questionnaire leur demandant de juger la force du lien qui existe entre les 44 homonymes et leurs acceptions (dominante/subordonnée/non reliée). Les résultats révèlent que, chez les plus de 65 ans, seuls 23 des 44 homonymes conservent la même polarité que les adultes jeunes tandis que 19 autres homonymes perdent leur polarité dominante/subordonnée. Par ailleurs, la polarité de 2 homonymes s’inverse significativement, l’acception dominante devenant dès lors subordonnée, et inversement. Ces résultats reflètent un effet de l’âge sur le degré d’association sémantique entre certains concepts ce qui impacte la polarité de certains liens du réseau sémantique lors du vieillissement.