DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2007-01-18 - Colloque/Présentation - poster - Français - 0 page(s)

Delvaux Véronique , Huet Kathy , Piccaluga Myriam , Harmegnies Bernard , "Pour une étude des déterminants de l’acquisition des compétences perceptives et productives nécessaires a la maîtrise de nouvelles catégories phonologiques ; une approche exploratoire" in Journées fondatrices du groupe 'perception sonore' de la société française d'acoustique, Université de Lyon 1, Groupe 'perception sonore', Lyon, France, 2007

  • Codes CREF : Phonétique (DI5312)
  • Unités de recherche UMONS : Métrologie et Sciences du langage (P362)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Anglais) Les apprenants de L2 sont confrontés à la nécessité de réorganiser leur maîtrise perceptuelle et productive des sons de parole qui, soit sont absents des productions en L1, soit y apparaissent dans d’autres catégories. Si ces apprentissages sont loin d’être aisés, ainsi qu’en témoignent les erreurs de prononciation et autres manifestations liées à l’accent étranger, certains locuteurs se montrent, à l’évidence, plus talentueux que d’autres. Par ailleurs, certaines méthodes didactiques développent des stratégies pédagogiques que d’autres ignorent. L’acquisition des mécanismes de gestion de la matière phonique en L2 subit donc l’influence de facteurs spécifiques, tant internes que externes à l’apprenant, dont on connaît encore assez mal les mécanismes. Les travaux présentés s’inscrivent dans le cadre d’une recherche investiguant les facteurs susceptibles d’influer sur l’ampleur et la durabilité des modifications des systèmes gouvernant la perception et la production des sons de parole chez l’individu qui, se trouvant en pleine maîtrise d’une langue de base au moins (et de la variabilité naturelle qui y est liée), est confronté à des situations en L2 que cet acquis ne lui permet pas de traiter. Une première expérience perceptuelle vise à identifier les valeurs de paramètres acoustiques à conférer à des stimuli de manière telle qu’ils correspondent à une zone de typicalité maximale de /y/ et /u/ pour des francophones. Sur cette base, un phonème artificiel intermédiaire est construit (correspondant à un timbre proche de). Ce phonème artificiel constitue, pour des sujets de la population étudiée, un objectif d’apprentissage dont les caractéristiques acoustiques sont parfaitement contrôlées par l’expérimentateur. Une seconde expérience, au départ d’un plan à ligne de base multiple, a dès lors pour but d’explorer le cheminement du sujet mis en présence de la nouvelle pseudo-catégorie phonémique, sous l’effet de diverses modalités de traitement.