DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2018-12-22 - Article/Dans un journal avec peer-review - Français - 16 page(s) (Soumise)

Denis Jennifer , Maisin Antoine, pecher antoine, Hendrick Stéphan , "Intervention de crise à domicile Un nouveau cadre pour les équipes mobiles de psychiatrie" in Evolution Psychiatrique

  • Edition : Elsevier, Paris (France)
  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Psychiatrie (DI3521), Psychologie clinique (DI3524)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie clinique systémique et psychodynamique (P351)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
  • Centres UMONS : Mind & Health (CREMH)

Abstract(s) :

(Français) Nous nous proposons de décrire un dispositif de prise en charge à domicile de patients, décompensés psychiquement ou psychiatriquement, que nous appellerons ici DMPC (Dispositif Mobile de Psychiatrie de Crise). Le DMPC se définit comme une interface entre le lieu de vie du sujet en crise et les murs de l’hôpital. Notre travail thérapeutique s’inscrit dans un cadre communautaire et ce, au confluent de la psychothérapie institutionnelle, de l’hospitalier et de l’ambulatoire. Parmi les actes thérapeutiques préconisés, nous prônons notamment une remise en sens de ce qui a fait crise ; un recentrage du sujet dans et autour de sa problématique ainsi qu’une remobilisation de son système conjugal, familial et de soins. Une particularité, non négligeable, du travail clinique de crise à domicile, réside dans le fait que les intervenants s’inscrivent dans l’intimité du cadre de vie du sujet souffrant et de sa famille. Dans ce contexte, notre posture doit constamment se redéfinir en référence à ce contexte social, relationnel, environnemental et sociétal qui borde nos interventions. Dans cet article, nous proposons de déployer l’ensemble des éléments qui gouvernent nos principes thérapeutiques. Nous montrerons que la crise ne se travaille pas uniquement sur le vif et que souvent, elle n’est pas, nécessairement ou exclusivement, synonyme de maladie mentale. Nous décrirons aussi quelques techniques thérapeutiques afin d’illustrer toutes les spécificités de notre DMPC. Enfin, nous insisterons sur la pratique du questionnement circulaire, exercice régulier qui permet à notre équipe de faire avancer les réflexions par l’avènement progressif d’une réflexivité collective.