DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

Recherche transversale
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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2008-06-03 - Travail avec promoteur/TFE - Français - 71 page(s)

Dupont Nicolas , "La contribution des roches terrigènes au stockage géologique du CO2 dans le Carbonifère continental belge : aspects minéralogiques, pétrographiques et pétrophysiques", Baele Jean-Marc (p) , Descamps Fanny , 2007-09-17, 2008-06-21

  • Codes CREF : Sciences de l'ingénieur (DI2000), Prospection minière et pétrolière (DI2321), Géologie (DI1411), Pétrologie (DI141A), Géologie et minéralogie (DI1410), Sédimentologie (DI1415), Sciences de la terre et du cosmos (DI1400), Sondages géologiques (DI2322), Hydrogéologie (DI1426)
  • Unités de recherche UMONS : Géologie fondamentale et appliquée (F401)
  • Instituts UMONS : Institut de Recherche en Energétique (Energie)

Abstract(s) :

(Français) Depuis quelques décennies, la croissance de la population humaine a entraîné toute une série d'effets non désirés sur son environnement. En particulier, les émissions de gaz à effet de serre ne cessent de croître, principalement à cause de l'activité industrielle. Ceci provoque d'ailleurs plus que probablement l'augmentation de température mesurée actuellement sur Terre. Afin de limiter l'effet de l'Homme sur le climat, il convient de limiter l'émission de ces gaz à effet de serre. Pour cela plusieurs solutions envisagées proposent d'agir en réduisant considérablement les émissions de CO2, qui représente à lui seul plus de la moitié des gaz à effet de serre. Cependant, l'arrêt total des émissions de CO2 industriel n'est pas possible vu le mode de vie actuel. Une des solutions possibles à moyen terme est de capter le CO2 des sources les plus importantes, comme les centrales électriques au charbon ou au gaz et les usines sidérurgiques, et de le stocker afin qu'il ne soit pas rejeté vers l'atmosphère. Parmi les méthodes de stockage imaginées, la séquestration géologique du CO2 est la plus prometteuse. Cette méthode consiste à injecter le CO2 dans des réservoirs confinés dans les couches géologiques, afin que le gaz y soit séquestré à long terme. Une des possibilités est l'injection en couche de charbon inexploitée, ce qui permettrait de profiter de son pouvoir d'adsorption du CO2, et de la désorption du méthane qui pourrait par la même occasion être récupéré. Cependant, l'expérience montre que la perméabilité des charbons peut être trop faible pour que cette technique soit efficace. L'intérêt de ce travail résidera en l'étude de la contribution au stockage du CO2 dans les roches situées autour des veines de charbon, particulièrement dans les grès houillers, car ces roches sont plus poreuses et plus perméables. Le cas de la région de Mons a été retenu pour cette étude, notamment car elle possède quelques grands émetteurs de CO2, mais surtout parce qu'elle offre les plus grands potentiels de stockage du CO2 pour la Wallonie. Après avoir mesuré les propriétés pétrophysiques des grès houillers de cette région ainsi que leurs compositions minéralogiques, des estimations ont pu être réalisées pour un réservoir de ce type. Selon le type de grès, le potentiel de séquestration de CO2 est compris entre 5 et 10 kg de CO2 par m³ de grès houiller. Fait intéressant, de part la présence suffisante dans ces grès de minéraux pouvant réagir avec le CO2, celui-ci deviendrait à très long terme totalement inerte sous forme de carbonates. Il a également été estimé que les réservoirs gréseux houillers, qui se présentent à l'occasion sous forme de bancs d'épaisseur appréciable, auraient des possibilités d'injectivité de l'ordre de 100.000 à 400.000 tonnes de CO2 par an, voire jusq'au d'un millions si le réservoir est sec.. En conclusion avec ce qui vient d'être exposé, la prise en compte d'autres réservoirs que le charbon pour le stockage géologique du CO2, en particulier les grès situés dans leur voisinage, offre des perspectives intéressantes en terme de capacité, d'injectivité et de sécurité, en particulier par l' « inertage » du CO2 par réaction chimique avec des constituants minéraux.