DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2008-01-01 - Article/Dans un journal avec peer-review - Français - 10 page(s)

Pourtois Jean-Pierre , Desmet Huguette , Lahaye Willy , "L’implicite des relations, base de l’éducation familiale" in Education et Sociétés : Revue Internationale de Sociologie de l'Education, 22, 2, 87-96

  • Edition : De Boeck Université, Bruxelles (Belgium)
  • Codes CREF : Sciences sociales (DI4000), Psychologie (DI4200)
  • Unités de recherche UMONS : Sciences de la Famille (P330), Développement communautaire (P361)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Le présent article insiste d’abord sur l’implicite de la relation. C’est prioritairement dans les interactions sociales premières, au sein de la quotidienneté familiale, que se réalise l’éducation, largement à l’insu des personnes. Une étude longitudinale est ensuite relatée, réalisée sur une durée de trente ans au Centre de Recherche et d’Innovation en Sociopédagogie familiale et scolaire (CERIS Université de Mons-Hainaut, Belgique). Quatre recherches ponctuent cette perspective. La première s’interroge sur les facteurs qui influencent le développement de l’enfant (à 5 ans) et son adaptation scolaire (à 7 ans) ; la deuxième se demande si ces facteurs sont prédictifs à long terme (à l’âge de 20-21 ans). Les troisième et quatrième recherches sont davantage développées ici. L’une met en évidence cinq profils familiaux d’insertion sociale, les enfants de la recherche initiale étant devenus des adultes de 26 ans ; elle montre que les familles organisent différemment leurs pratiques, leurs modes relationnels et leur univers de valeurs. La dernière recherche a été réalisée trente années après la première : les enfants de 5 ans sont devenus des parents d’enfants de 5 ans. Les pratiques éducatives et les modes relationnels des deux générations familiales sont comparées. Les résultats confirment la présence d’habitudes et de changements dans le passage des générations. Conjoncturels, les changements apparaissent comme les stigmates d’une société en mutation dont les effets sont incorporés par les familles. Néanmoins, certaines habitudes ont un ancrage tenace. D’ordre structurel, elles déterminent la place que les familles continuent à occuper à travers les générations.

Identifiants :
  • DOI : 10.3917/es.022.0087