DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2005-06-09 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 1 page(s)

Belayew Alexandra , Ansseau Eugénie , Sauvage Sébastien, Marcowycz Aline, Laoudj-Chenivesse Dalila, Carnac G, Mattéotti Christel, Gerbaux Cécile, Mahieu Isabelle, Zorbo Sabrina, Leclercq India, Tassin Alexandra , Figlewicz Denise, Coppée Frédérique , "Etude fonctionnelle de DUX4 et DUX4c, et de leur rôle dans la dystrophie de Landouzy-Dejerine" in Meeting « Club Muscle IV », Marseilles, France, 2005

  • Codes CREF : Biologie moléculaire (DI3111), Pathologies particulières (DI3370)
  • Unités de recherche UMONS : Biologie moléculaire (M122)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)

Abstract(s) :

(Anglais) La dystrophie facioscapulohumérale (FSHD) ou de Landouzy-Dejerine est une maladie génétique autosomique dominante qui affecte un individu sur 20.000. Elle se caractérise par une dégénérescence musculaire progressant du haut vers le bas du corps, et le plus souvent de manière asymétrique. Le défaut génétique lié à cette maladie est une délétion partielle d’une série d’éléments répétés de 3,3 kb nommés D4Z4, et situés dans la région subtélomérique 4q35. L’hypothèse généralement admise est que, chez les individus non affectés, le grand nombre (11 -100) d’éléments D4Z4 serait couvert de chromatine compacte qui inhiberait l’expression de gènes voisins. La délétion liée à la FSHD ne laissant que de 1-10 éléments déstabiliserait la chromatine et activerait l’expression de ces gènes. Notre laboratoire a identifié dans chacun de ces éléments D4Z4 un gène dont la phase ouverte de lecture comprend une double homéoboîte (double homeobox) et qui a été appelé DUX4. Un autre gène homologue, DUX4c, a été identifié dans un élément tronqué en orientation inverse, à 42 kb des éléments répétés. L’hypothèse soutenue par le laboratoire est que ces gènes DUX4 et DUX4c seraient activés chez les personnes atteintes de FSHD, et que la protéine DUX4 serait impliquée dans la pathologie. L’évaluation de cette hypothèse est compliquée par la présence de centaines d’éléments de 3,3 kb homologues activement transcrits et non liés à la FSHD. Les promoteurs de DUX4 et DUX4c sont actifs dans des cellules de muscle après fusion au gène luciférase et transfection. Les ARN messagers de DUX4 et DUX4c comprennent toute leur partie codante, comme montré par détermination de leurs extrémités (5’ et 3’ RACE) sur des ARN totaux extraits de cellules C2C12 transfectées avec des fragments d’ADN génomique contenant ces gènes. Les protéines DUX4 et DUX4c produites par transcription/traduction in vitro présentent des poids moléculaires apparents de 52 et 47 kDa, respectivement. Des antisera de lapin dirigés spécifiquement contre DUX4 ou DUX4c ont été générés par injection de peptides de leur domaine carboxy-terminal. L’antisérum dirigé contre DUX4c reconnaît spécifiquement une protéine de 47 kDa dans les extraits de cellules transfectées par un vecteur d’expression CMV-DUX4c, ou par un fragment d’ADN génomique contenant le gène pourvu de son promoteur naturel. Une protéine de même poids moléculaire apparent est détectée dans des biopsies musculaires de patients atteints de FSHD mais pas chez des contrôles. Cette protéine est présente en faible quantité dans des cultures primaires de myoblastes FSHD ou contrôles, et est fortement induite par la différentiation en myotubes. Des données préliminaires suggèrent l’expression de DUX4 dans des cultures primaires de myoblastes de patients mais pas de contrôles. Au point de vue fonctionnel, DUX4, mais pas DUX4c, présente une très forte activité transcriptionnelle dans le système du simple hybride en levure. La transfection de cellules C2C12 par des vecteurs d’expression de DUX4 cause une importante mortalité cellulaire, comme montré par la fuite de lactate déshydrogénase du cytoplasme vers le milieu de culture. De plus ce phénomène est accompagné de l’activation des caspases 3/7. La surexpression de DUX4c ne semble pas toxique et induit l’expression de Myf5. Ces études sont financées par l’ABMM, l’AFM, le FRIA, la FSH Society et la MDA.