DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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(titres de publication, de périodique et noms de colloque inclus)
2017-04-28 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 29 page(s)

Dupont Nicolas , "Le gisement houiller de Bernissart" in Les richesses géologiques de Bernissart, Bernissart, Belgique, 2017

  • Codes CREF : Sciences de l'ingénieur (DI2000), Géologie (DI1411), Ressources renouvelables et non-renouvelables (DI4383), Systèmes d'information géographique (DI1427), Histoire des sciences (DI5145), Exploitation des mines et carrières (DI2320)
  • Unités de recherche UMONS : Géologie fondamentale et appliquée (F401)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et du Management des Risques (Risques), Institut de Recherche en Energétique (Energie)

Abstract(s) :

(Français) Le gisement houiller de Bernissart est situé dans le périmètre de la concession de Blaton, qui englobe à la fois les anciennes communes de Bernissart et Harchies, ainsi qu’une partie de Bon-Secours, Blaton, Grandglise, Pommerœul et Ville-Pommerœul. Il est compris dans le bassin houiller franco-belge, d’âge Carbonifère supérieur. Alors qu’il affleure au nord de la concession, le gisement s’approfondit vers le sud sous une épaisseur croissante de « morts-terrains ». Ces « morts-terrains » reposent en discordance sur le socle paléozoïque et sont composés de formations géologiques plus jeunes, principalement du Crétacé. Les premières exploitations sont réalisées au nord-ouest de la concession durant le 18ème siècle et concernent des « coureuses de gazon », veines de charbon situées à faible profondeur. De nombreux vestiges de ces activités extractives sont encore visibles dans le Bois de Bon-Secours. A partir de 1840, cinq puits sont foncés au centre du village de Bernissart pour accéder aux veines de charbon présentes dans la partie centrale de la concession. Des travaux d’exploitation sont réalisés dans une dizaine de veines de charbon jusqu’en 1926. Notons que c’est au départ du puits n°3 « Sainte-Barbe » que le célèbre « Cran aux Iguanodons » a été recoupé. À la fin du 19ème siècle, un nouveau siège est établi à Harchies afin de mettre à profit le gisement situé dans la partie orientale de la concession. Les veines de charbon présentes dans le gisement de Bernissart peuvent être regroupées en deux ensembles : les 2-3 veines dites « coureuses de gazon » de la base du Carbonifère supérieur (Formation d’Andenne – Namurien), et la quinzaine de veines exploitables qui les surplombent au sein de la Formation de Charleroi (Westphalien A et base du Westphalien B). Le gisement houiller de Bernissart concerne essentiellement le Parautochtone brabançon, unité structurale relativement peu affectée par l’orogénèse varisque. Néanmoins, de nombreuses complications sont rencontrées, tels que des plis, des dômes anticlinaux, des cuvettes synclinales, ainsi que des « puits naturels » et « failles circulaires » dont le Cran aux Iguanodons est un des exemples les plus connus. Ces phénomènes sont d’origine karstique et sont liés à la dissolution d’évaporites présentes dans les calcaires carbonifères sous-jacents au gisement houiller. Ce mécanisme est également à l’origine de la géométrie complexe du sommet du socle paléozoïque.