DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2017-06-03 - Article/Dans un journal avec peer-review - Français - 21 page(s)

Staquet Anne , "Comment Hobbes tente de rendre son matérialisme acceptable par les appendices du Léviathan" in Littératures Classiques, 93, 2017, 95-115

  • Edition : Honoré Champion, Paris (France)
  • Codes CREF : Histoire de la philosophie et de la morale (DI5144), Sociologie de la religion (DI4144), Histoire des religions (DI5135), Philosophie politique (DI5415), Philosophie de la religion (DI5418)
  • Unités de recherche UMONS : Philosophie et Histoire des Sciences (S808)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Anglais) Hobbes's Leviathan [1651] has been critiqued so much that it was held responsible for the Great Plague of 1665 and the Fire of London during the following year, resulting in the Parliament instituting proceedings against the book. Therefore, when in 1666 Thomas Hobbes wanted to publish a Latin translation of this book, he added three appendices. Generally, the Latin version of the work is considered more acceptable than the English original text. By studying how Hobbes deals with his materialism in these appendices, I try to show that the Latin additions are in no way a reversal of the text, but that the philosopher simply veiled more propositions, while at the same time making them more radical.

(Français) Le Léviathan de Hobbes [1651] a subi de nombreuses attaques, au point qu'il est jugé responsable de la grande peste de 1665 et de l'incendie de Londres l'année suivante et que le parlement ouvre une procédure contre l'ouvrage. Aussi, lorsqu'en 1666, Thomas Hobbes veut publier la traduction latine de ce livre, il y adjoint trois appendices. La version latine de l'œuvre est généralement jugée plus acceptable que le texte originaire anglais. En étudiant la manière dont Hobbes traite de son matérialisme dans ces appendices, je tente de montrer que les addenda latins ne constituent en aucune manière un retour en arrière du texte, mais que le philosophe enrobe simplement davantage des propos que, par ailleurs, il rend plus radicaux.