DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2017-06-01 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

El Bouragui Khira , Besche-Richard Chrystel, Lefebvre Laurent , Rossignol Mandy , "Les déficits de cognition sociale, une cible potentielle de prise en charge des troubles dépressifs." in GREPACO-13ème édition de la réunion annuelle du GREPACO (Groupe de Réflexion en Psychopatholie Cognitive, Université de Lille 3, France, 2017

  • Codes CREF : Psychopathologie (DI3513), Neurosciences cognitives (DI4296), Sciences cognitives (DI4290), Psychologie cognitive (DI4211)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie cognitive et Neuropsychologie (P325)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage), Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
  • Centres UMONS : Mind & Health (CREMH)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Les déficits de cognition sociale, une cible potentielle de prise en charge des troubles dépressifs. Introduction : La dépression représente la première cause d’incapacité dans le monde. Les difficultés de relations interpersonnelles et sociales fréquemment rapportées par les patients dépressifs pourraient être liées à des troubles de la cognition sociale, et notamment à une tendance à la centration sur soi (Brockmeyer et al., 2015), doublée d’un déficit de compétences émotionnelles. Méthode : 96 participants (âge moyen=20,4 ans) ont complété l’inventaire BDI-II (Beck Depression Inventory) et le questionnaire de dépression ST-DEP (State-Trait Depression Questionnaire) et ont été assignés dans deux groupes en fonction de leur niveau de dépression (faible ou élevé selon leur appartenance au premier ou dernier quartile). Afin d’évaluer les compétences émotionnelles des participants, des mesures d’alexythimie (TAS, Toronto Alexithymia Scale de Bagby), d’empathie (BES, Basic Empathy Scale), de détresse émotionnelle (VDQ, Vicarious Distress Questionnaire), de réactivité émotionnelle (ERS, Emotional Reactivity Scale) et de sensibilité intéroceptive (MAIA, Multidimensional Assessment of Interoceptive Awareness) ont été réalisées. La tendance à la centration sur soi a été évaluée avec l’échelle SFAS (Self-Focused Attention Scale). Résultats : Les résultats montrent que les personnes présentant un niveau élevé de dépression (BDI/ST-DEP) se distinguent du groupe contrôle par une empathie cognitive moindre (BES), une plus grande réactivité émotionnelle (ERS) accompagnée de difficultés à identifier et décrire leurs expériences émotionnelles (TAS), des aptitudes plus faibles pour écouter leur corps, faire confiance à leurs sensations et réguler leurs émotions (MAIA) et une tendance plus prononcée aux ruminations centrées sur soi (SFAS). Discussion : Ces résultats s’inscrivent dans la lignée de précédents travaux, qui ont mis en lumière une réactivité émotionnelle accrue et des déficits empathiques et intéroceptifs dans les troubles dépressifs (Schneider et al., 2012). Ils encouragent la mise en place de programmes d’entraînement à la cognition sociale et à la prise de perspective émotionnelle afin de réduire les affects dépressifs. Mots clés : dépression, cognition sociale, centration sur soi, compétences émotionnelles, réactivité émotionnelle. Bibliographie Brockmeyer, T., Kulessa, D., Hautzinger, M., Bents, H., & Backenstrass, M. (2015). Differentiating early-onset chronic depression from episodic depression in terms of cognitive-behavioral and emotional avoidance. Journal of affective disorders, 175, 418-423. Schneider, D., Regenbogen, C., Kellermann, T., Finkelmeyer, A., Kohn, N., Derntl, B., . . . Habel, U. (2012). Empathic behavioral and physiological responses to dynamic stimuli in depression. Psychiatry Res, 200(2-3), 294-305. doi:10.1016/j.psychres.2012.03.054