DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2008-10-01 - Article/Dans un journal avec peer-review - Français - 9 page(s)

Leistedt S., Coumans N., Linkowski Paul , Pham Hoang Thierry , "Psychopathologie du tueur en série" in Annales Médico-Psychologiques, 166, 8

  • Edition : Elsevier, Paris (France)
  • Codes CREF : Psychologie juridique (DI4258)
  • Unités de recherche UMONS : Psychologie légale (P352)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Bien que les tueurs en série aient toujours existé, l’élaboration d’une définition consensuelle et d’une catégorisation universelle pose toujours des difficultés aujourd’hui. Les auteurs proposent une revue de la littérature et abordent les définitions, la typologie, l’épidémiologie, la clinique et certains aspects psychopathologiques. Le meurtre en série est non seulement un phénomène mondial, mais son incidence ne cesse d’augmenter, et cela, même dans les pays où la criminalité globale diminue. Les explications sont multiples et amènent souvent des réflexions et autres questions dérangeantes. Il s’agit, pour la plupart, d’hommes caucasiens, âgés de 20 à 40 ans, souvent intégrés sur un plan social et familial, mais présentant de lourds antécédents psychiatriques personnels et surtout familiaux. Généralement, les tueurs en série agissent seuls et planifient leurs crimes longtemps à l’avance. Seule une minorité de tueurs en série agissent sur le coup de l’impulsivité, en ne choisissant pas la victime. Il s’agit dans ce cas d’individus présentant une maladie mentale avérée, telle une psychose. Les études psychopathologiques mettent en évidence le fait que la majorité des tueurs en série répondent au diagnostic de psychopathe sadique sexuel. Une enfance bafouée, teintée de violence physique et psychologique, une dynamique familiale chaotique, des fantasmes omniprésents, teintés de violence, de sexe et de mort constituent le dénominateur commun des tueurs en série. Bien qu’ils défraient régulièrement la chronique, les tueurs en série restent une énigme. Les différentes approches neurobiologiques et neurophysiologiques permettront peut-être de décoder la manière dont ces individus fonctionnent et ainsi de prévenir leur émergence.

Identifiants :
  • DOI : 10.1016/j.amp.2008.07.003
  • ISSN : 0003-4487