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2017-10-21 - Colloque/Présentation - communication orale - Français - 17 page(s)

Henry Kevin , "“Alibaba à la source des fleurs de pécher” : Des métaphores structurantes dans la traduction pragmatique du chinois vers le français" in Colloque "Des unités de traduction à l’unité de la traduction", 7e édition des journées « Traductologie de plein champ », Université libre de Bruxelles, Faculté de Lettres, Traduction et Communication, Département de Traduction et Interprétation ISTI-Cooremans, Belgique, 2017

  • Codes CREF : Linguistique appliquée (DI5320), Langues et littératures d'Asie du sud et du sud-est, chinois (DI536Q), Linguistique comparée (DI5327), Traduction (DI5326), Enseignement des langues étrangères (DI5328), Linguistique appliquée (DI5323)
  • Unités de recherche UMONS : Communication écrite (T203)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) Reconnus très tôt comme faisant partie des difficultés majeures auxquelles peuvent être confrontés les traducteurs par leur caractère transversal brisant la linéarité du texte, les « clichés », « allusions » (Vinay & Darbelnet 1958), « culturèmes » (Vermeer & Witte 1990) et, dans une moindre mesure, les « phrasèmes » (Mogorrón et coll. 2013) n’ont pu manquer d’attirer l’attention des traductologues, en particulier — mais sans tout s’y limiter — ceux aux visées pédagogiques voire prescriptivistes. L’introduction par Lakoff & Johnson (1980/1986) de la théorie des « métaphores conceptuelles » a également suscité l’apparition de nouvelles réflexions de nature cognitiviste (par exemple, Mandelblit 1995, Schäffner 2004). L’intérêt porté à tous ces phénomènes au carrefour du linguistique et du culturel semble toutefois jusqu’ici s’être avéré beaucoup moins vif dès lors que l’on quitte le domaine des langues européennes pour examiner des idiomes plus « exotiques », tel que le chinois mandarin (citons néanmoins notamment Maalej 2008 pour l’arabe). L’impact traductif du potentiel structurant de ces « unités » plus ou moins discrètes dans la construction du discours nous paraît également quelque peu sous-exploité. Dans cette communication, en prenant pour illustration l’ouvrage Le modèle Alibaba (Lowrey 2015/2016), présentation apologétique du modèle commercial de la société Internet chinoise Alibaba, dont nous avons personnellement réalisé la traduction en français, nous nous proposons de montrer les intrications et les subtilités que peut rencontrer le traducteur dans un texte véritablement structuré par la phraséologie et les culturèmes et rédigé dans une langue source sans aucun dénominateur commun avec la langue cible. Nous indiquerons ainsi comment, comme notre corpus de base, les références au bouddhisme et à la littérature populaire de chevalerie de même que l’emploi de la terminologie communiste, entre autres, participent de la construction de l’identité marketing de l’entreprise décrite, et pourquoi nous avons dû nous soucier de ces diverses allusions dans notre traduction. À partir de ces exemples et sur la base du concept d’« unités fonctionnelles/verticales » avancées par Nord (1997/2008) et de la complémentarité rhétorique-systémique prônée par Frœliger (2013), nous postulerons l’existence de ce que nous appellerons « métaphores structurantes » dans les textes pragmatiques et étudierons les implications de ce concept en traductologie. Par ce biais, nous abonderons dans l’idée selon laquelle, dans des textes pragmatiques, à l’instar des textes littéraires, une somme d’unités microscopiques peut former une sorte de « super-unité » macroscopique qui devra être considérée comme telle et traitée globalement par le traducteur pour garantir le succès du transfert linguistico-culturel.


Mots-clés :
  • (Français) unité de traduction
  • (Français) culturème
  • (Français) traduction pragmatique
  • (Français) phraséologie