DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2017-05-03 - Colloque/Article dans les actes avec comité de lecture - Français - 12 page(s)

Batita Iman , Bejar Hatem, Leclercq Pierre, "Le patrimoine autogéré, une utopie ?" in Hyperheritage International Seminar, n°4, 2017, Jenin, Palestine, 2017

  • Codes CREF : Sociologie urbaine (DI4134), Urbanisme et architecture (aspect sociologique) (DI2650)
  • Centres UMONS : Urbanisation Revitalisation Bâtiment Architecture Innovations Espaces (URBAINE)

Abstract(s) :

(Anglais) In a context where utopia no longer consists in the construction of imaginary cities but rather in the reappropriation of old buildings in the place of life, this article proposes a reflection on the possible reinvention of heritage through the use of NICTs. The reflection examines the case of the Medina of Tunis. Indeed, in the course of previous research, we have been able to detect a phenomenon of contemporary reappropriation of traditional housing, by the Tunisian population. The methodology based on an iterative process, including a large part of immersion, allowed the extension of the field of observation which includes both the heart of the old town and a suburb of its suburbs. During this reflection, we try to define the meaning given to the appropriation of space by referring to several authors. This allows us to deepen the interpretations of our field observations and to discern a concept, a priori utopian, of self-managed heritage. We evoke it by raising its riches and limits, while posing the NICTs at the heart of the debate. Finally, on the basis of this reflection, we propose a key project in this dynamic of reappropriation of the heritage.

(Français) Dans un contexte où l’utopie ne consiste plus dans la construction de villes imaginaires mais plutôt dans la réappropriation du bâti ancien en lieu de vie, cet article propose une réflexion sur la possible réinvention du patrimoine à travers l’utilisation des NTIC. La réflexion se penche sur le cas de la Médina de Tunis. En effet, au cours de recherches antérieures, nous avons pu déceler un phénomène de réappropriation contemporaine de l’habitat traditionnel, par la population tunisoise. La méthodologie basée sur un processus itératif, comprenant une grande partie d’immersion, a permis l’agrandissement du champ d’observation qui comprend à la fois le cœur de la vieille ville et un quartier de ses faubourgs. Au cours de cette réflexion, nous tentons de définir le sens donné à l’appropriation de l’espace en nous référant à plusieurs auteurs. Ceci nous permettant d’approfondir les interprétations de nos observations de terrain et d’y déceler un concept, à priori utopique, de patrimoine autogéré. Nous l’évoquons en soulevant ses richesses et limites, tout en posant les NTIC au cœur du débat. Enfin, sur base de cette réflexion, nous proposons un projet clé dans cette dynamique de réappropriation du patrimoine.