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2017-12-15 - Colloque/Article dans les actes avec comité de lecture - Français - 11 page(s)

Henry Kevin , "Pour une critique de la traduction des chengyu" in Altérité, Proximité, Découverte : la traduction, un passage entre la Chine et l’Occident, 151-162, Université libre de Bruxelles, Faculté de Lettres, Traduction et Communication, Département de Traduction et Interprétation ISTI-Cooremans, Belgique, 2015

  • Codes CREF : Linguistique appliquée (DI5320), Langues et littératures d'Asie du sud et du sud-est, chinois (DI536Q), Linguistique comparée (DI5327), Traduction (DI5326), Enseignement des langues étrangères (DI5328), Linguistique appliquée (DI5323)
  • Unités de recherche UMONS : Communication écrite (T203)
  • Instituts UMONS : Institut de recherche en sciences et technologies du langage (Langage)
Texte intégral :

Abstract(s) :

(Français) La difficulté et l’originalité des chengyu, unités phraséologiques caractéristiques du chinois le plus souvent quadrisyllabiques et à forte connotation littéraire, sont bien connues des sinisants et des traducteurs de la langue de Confucius ; cependant, les études linguistiques (notamment Sabban 1980) et plus encore traductologiques sur le sujet restent fort rares, que ce soit en Chine ou en Occident, et se limitent généralement à des critiques à chaud ou à l’élaboration de dictionnaires par ailleurs souvent fort lacunaires. Notre communication, qui présente les résultats des recherches que nous avons menées pour notre thèse de doctorat, tentera de combler ce manque en cernant plus précisément les problèmes spécifiques suscités par les chengyu et en présentant une méthode de critique visant à mieux apprécier les pertes et gains éventuels enregistrés lors de la traduction de ces phrasèmes protéiformes du chinois au français. Dans un premier temps, nous entreprendrons brièvement de redéfinir la nature même des chengyu pour en démontrer l’inadéquation avec les catégories phraséologiques des langues occidentales (expressions idiomatiques, proverbes, maximes, etc.) et donc leur « impossibilité » inhérente d’être traduits dans une langue comme le français. Notre approche de la critique de la traduction des chengyu, fortement inspirée de Hewson (2011) et fondée sur l’analyse systématique de ces unités dans un corpus de quatre romans chinois contemporains (de Mo Yan, Yu Hua, Su Tong et Gao Xingjian respectivement), sera ensuite présentée. Nous montrerons notamment comment des choix de traduction individuels dans des extraits limités peuvent modifier l’interprétation que les lecteurs porteront sur les ouvrages considérés et comment ces effets de diffraction peuvent être mesurés efficacement, par le biais d’une démarche à trois étapes : 1) analyse macroscopique de la traduction de l’ensemble des chengyu d’une œuvre, à partir entre autres des critères de stylistique comparée proposés par Vinay & Darbelnet (1977) ; 2) analyse micro/mésoscopique dans un ensemble restreint d’extraits soigneusement choisis du potentiel interprétatif des chengyu et du rendu de ce potentiel en traduction ; 3) nouvelle analyse macroscopique basée sur l’addition des résultats obtenus à l’étape 2 et sur leur confrontation avec les conclusions statistiques de l’étape 1 pour livrer un compte rendu des changements interprétatifs observés et inscrire les œuvres étudiées dans une typologie des traductions. Sur la base des résultats engrangés, nous élaborerons enfin des hypothèses quant à l’influence éventuelle de la traduction des chengyu sur la réception des romans analysés.


Mots-clés :
  • (Français) chengyu
  • (Français) critique de la traduction
  • (Français) phraséologie
  • (Français) littérature contemporaine chinoise