DI-UMONS : Dépôt institutionnel de l’université de Mons

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2007-03-08 - Colloque/Présentation - poster - Français - 1 page(s)

Henoumont Céline , Laurent Sophie , Vander Elst Luce , Muller Robert , "Etude des interactions non covalentes entre 3 nouveaux agents de contraste IRM et la HSA par diffusométrie RMN" in Journées rencontres des jeunes chimistes, Herbeumont-sur-Semois, Belgique, 2007

  • Codes CREF : Résonance magnétique nucléaire (biophysique) (DI131B)
  • Unités de recherche UMONS : Chimie générale, organique et biomédicale (M108)
  • Instituts UMONS : Institut des Sciences et Technologies de la Santé (Santé), Institut des Biosciences (Biosciences)

Abstract(s) :

(Français) L’Imagerie par Résonance Magnétique (IRM) est un puissant outil de diagnostic de plus en plus utilisé dans le domaine médical. La technique est en effet non invasive et dotée d’une excellente résolution spatiale et temporelle. Sa sensibilité est néanmoins relativement faible. Il est donc fait appel à des agents de contraste, qui sont pour la plupart des complexes de gadolinium, et dont le rôle est de rehausser très fortement le signal des zones pathologiques, améliorant ainsi le contraste de l’image. Il est donc extrêmement important de disposer d’agents très efficaces, c’est-à-dire présentant une relaxivité protonique élevée. Ceci peut notamment être obtenu grâce à des molécules qui interagissent avec une macromolécule endogène, comme l’albumine sérique humaine (HSA). Dans ce travail, nous avons donc synthétisé trois agents de contraste susceptibles d’interagir avec la HSA et nous avons vérifié leur affinité pour la HSA par la technique de diffusométrie RMN1. Cette méthode consiste en l’étude de la variation du coefficient de diffusion du ligand en présence et en absence de HSA. La présence des signaux de la HSA dans les spectres protoniques rend toutefois difficile la mesure du coefficient de diffusion du ligand. Afin d’éviter cela, nous avons utilisé des complexes d’europium car ce lanthanide a la propriété d’induire un shift important des signaux RMN, de sorte que les raies du ligand sont déplacées en dehors des raies de la HSA. Des expériences de titration, où la concentration en ligand varie et la concentration en HSA est maintenue constante, ont d’abord été réalisées mais n’ont pas permis de tirer de conclusions sur l’affinité pour l’albumine des différents agents de contraste étudiés. Ceci est probablement dû à un échange trop lent de ces agents avec la HSA. Nous avons donc ensuite réalisé des expériences de compétition avec des ligands dont le site de liaison sur la HSA est connu. Cela permet en effet d’obtenir des informations non seulement sur l’affinité du ligand étudié mais aussi sur son site de liaison. Deux compétiteurs ont été utilisés dans cette étude : l’ibuprofène, connu pour sa liaison sur le site Suddlow II, et l’acide salicylique, connu pour sa liaison sur le site Suddlow I de l’albumine. L’étude a permis de montrer que les agents de contraste étudiés se lient préférentiellement sur le site Suddlow II de l’albumine. [1] Lucas L.H., Larive C.K., « Measuring Ligand-Protein Binding Using NMR diffusion Experiments », Conc. Magn. Res. Part A, Vol. 20A(1) 24-41 (2004)